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sinon tous, du moins pour la plupart, comme des importations. Sans entrer ici dans une discussion qui trouvera sa place plus loin au chapitre de la céramique, nous pouvons des à présent faire remarquer que ces vases sont du style attique le plus pur; que beaucoup d'entre eux portent des inscriptions en caractères attiques, parfois des noms d'Athéniens connus dans l'histoire; que parmi les artistes qui les ont signés plus d'un avait certainement son atelier en Attique; qu'enfin plusieurs appartiennent à la catégorie des vases dits jmnathénaiques, vases de fabrication athénienne et qui se donnaient en prix aux vainqueur^; des concours dans les grandes Panathénées.
Les origines du commerce d'Athènes avec l'Etrurie remontent vraisemblablement au dernier tiers du sixième siècle, puisqu'on rencontre dans les nécropoles toscanes des vases à figures noires et que l'industrie des vases de ce type paraît avoir cessé à l'époque des Pisistratides ', pour faire place à l'industrie des vases î\ figures rouges. C'est du reste le moment où la société athénienne, réorganisée par Solon, gouvernée avec intelligence par Pisistrate, pourvue, grâce A ses mines d'argent et à sa monnaie, d'une richesse nouvelle, la richesse mobilière, commence à tourner vers la mer son activité. Par la prise de possession de Salamine, d'Egine et de Xaxos, elle s'ouvre un chemin vers l'Archipel et se répand au loin jusque sur les côtes de la Thrace. Bientôt l'antique bourgade de Solon devient, comme Corinthe, comme Chalcis, une grande cité maritime ; et, comme ses rivales, elle ne tarde pas à suivre le courant qui depuis plus d'un siècle entraîne vers l'Occident les marins de la Grèce. On ne sait presque rien sur les débuts de sa politique commerciale en Italie. On voit seulement qu'au commencement du cinquième siècle son attention est déjà portée de ce côté, puisque ïhémistode, qui peut être considéré comme l'expression la plus fidèle du génie d'Athènes ;\ cette époque, donne à ses filles les noms d' Italia et de Si/laris'^ et menace Eurybiade d'émigrer avec sa Hotte A Sin's dans l;i nran<lc-C!rère, si l'on ne constMit ]ias i\ livrer bataille aux
1. Studniczka, Julirh. iln AirU. InitUntr. 1887, p. I.VJ-lfi8.