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HERO ET LE ANDRE

Tableau de Stallaert.

Poe'sie flamande de Jules Yuylsteke.

Qui ne connaît la passion Que pour Héro sentit Léandre?

A nos galants d'occasion Cet amant-là peut en revendre.

De la belle qu'il aimait tant, La mer le séparait, profonde ; Il n'hésita pas un inftant; L'amour eft la force du monde.

Il nageait, sur le flot courbé; Mais un jour, vaincu par l'épreuve, Dans la nuit, la pale Phœbé Le vit se noyer à mi-fleuve.

— Entre Elle & moi, cœurs affligés, Se creuse l'océan du monde, Où, sur recueil des préjugés, Un flot de vains usages gronde.

Moi, du regard, je suis le flot, Rêvant à Faction hardie; Aux brisants je jette un sanglot ; A les tourner je m'étudie.

Je m'étudierai jusqu'au bout !

Mais d'une chose je me loue, C'eft que, si mon amour échoue.

Je ne me noierai pas du tout.

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