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QUENTIN METSYS

banquier et sa femme, Louvre), mais plus souvent ce sont deux hommes assis côte à côte.

Quentin laissa deux fils peintres, Jean et Corneille, qui signèrent Massys et non Metsys. Il fut le tuteur des enfants du paysagiste Patenir.

Jean Gossart

Jean Gossart, dit Jean de Mabuse, n'est pas le premier des peintres flamands qui subit certaines influences ou adopta certaines formules Italiennes. Mais il est le premier de ceux qui renièrent toute tradition nationale pour s'imprégner des leçons des maîtres lombards, toscans ou vénitiens.

C'est en 1508 que Gossart se mit en voyage. Il était né à Maubeuge vers 1472. Il a pu se former sous l'influence de Memlinc ou plutôt sous c-elle de Gérard David à Bruges. Il est l'auteur d'une importante adoration des Mages (acquise de Lord Carlisle, Castle Howard, pour la National Gallery de Londres), qui montre la transition entre son éducation brugeoise et ses prédilections italianisantes. Mabuse fut au service de Philippe de Bourgogne, fils de Philippe le Bon. Il accompagna ce Prince en Italie où il subit fortement l'influence de Léonard de Vinci. Il dessina à Rome force monuments antiques.

De retour dans nos contrées il peignit des madones d'un style tout lombard et le joli portrait d'Isabelle d'Autriche>

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fille de Philippe le Beau et de Jeanne la folle et sœur de Charles-Quint, qui allait épouser Christian II de Danemark (Musée de Bruxelles). Le portrait de Christian par Mabuse appartient au Musée de Copenhague,

Parmi ses œuvres principales on cite « Adam et Eve » (Château de Hampton Court), S. Luc peignant la Vierge, signé Gossart (Cathédrale de Praha), le magnifique portrait de Charles-Quint jeune (Musée de Budapest), Neptune et Amphitrite (Berlin), Ecce homo (Musée d'Anvers); son diptyque pour Jean de Carondelet (Musée de Tournai et collection von Gutmann), une Madone à TEnfant (Musée de Bruxelles).

Gossart, qui mourut vers 1534, eut une grande influence sur les nombreux artistes que Ton dénomme Italianisants ou Maniéristes et qui obtinrent tant de succès notamment à Anvers à la fin du XVI' siècle. De leur enseignement, de leur tradition, à travers Michel Coxcie, Frans Floris et Otto Vaenius allait se former le jeune Rubens.

Bernard d'Orley (Van Orley)

Bernard d'Orley est un peintre Bruxellois. Il y occupe au XVI® siècle une situation analogue à celle de Roger Vander Weyden au siècle précédent. Comme Roger fut le peintre des souverains, d'Orley fut au service de Marguerite d'Autriche puis de Marie de Hongrie, Gouvernantes des Pays-Bas.

Bernard d'Orley fut un maître complexe, il peignit des tableaux religieux, des portraits, créa des modèles pour

des tapisseries et pour des vitraux, notamment pour Ste-Gudule, mais néanmoins on catalogue sous son nom bien des œuvres très diverses entre elles et qui certes sont dues à plusieurs auteurs.

D'Orley est né vers 1490, le lieu et la date sont incertains. Il mourut à Bruxelles en 1542. On pense qu'il était issu d'une famille aisée dont plusieurs membres avant lui — et notamment son père — s'adonnèrent à la peinture. Bernard d'Orley fit le voyage traditionnel d'Italie. Il subit fortement l'influence des maîtres de la Péninsule. Son style en est tout imprégné. Il fut en relations personnelles avec Raphaël et, plus tard, rentré au pays, avec Albert Durer, ce qui indique une personnalité distinguée, cultivée, intéressante. D'ailleurs, comme commensal du Palais des Princesses qui gouvernèrent le pays pour compte de l'Espagne, il dut être homme de cour en même que peintre de talent.

Les premières peintures de Bernard trahissent évidemment les traditions locales: Gérard David, Quentin Metsys, Mabuse. D'ailleurs la plupart de celles dont on a connu l'existence, portraits, compositions religieuses, sont perdues. Quelques-unes nous sont connues par des copies anciennes.

Le Musée de Vienne et le Musée de Bruxelles possèdent les parties d'un triptyque qui fut peint pour la corporation des charpentiers et qui provient de l'église Notre- Dame au Sablon. La partie centrale (Vienne) est signée.

Le Musée de Bruxelles possède aussi le portrait du Docteur Georges de Zelle, médecin de l'hôpital St-Jean.,

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qui fut le commensal et l'ami de Bernard d'Orley. (Il est daté de 1519). Le petit Musée de l'Hôpital St-Jean à Bruxelles conserve un retable (La mort de la Ste Vierge) que plusieurs auteurs s'accordent à lui attribuer.

La période la plus brillante de Bernard d'Orley paraît se préciser vers 1522. Il signe en 1521 une Sainte famille (Musée du Louvre) dans laquelle l'influence Italienne est de plus en plus intense. Il est vrai que c'est le moment où Bernard fut en contact quotidien avec Jocopo de Barbari, ce Vénitien élève de Diirer qui fut, comme Orley, peintre de Marguerite d'Autriche.

On attribue à d'Orley la création d'un type de Madone à l'Enfant renouvelé de celui de Roger Vander Weyden et dont les répliques d'atelier se rencontrent fréquemment, preuve du succès commercial de cette peinture demandée.

C'est au musée de Bruxelles qu'il faut étudier Van Orley. Son grand retable de l'histoire de Job caractérise la manière de sa maturité, avec ses architectures Italiennes surchargées de motifs d'ornements et ses personnages mouvementés et musculeux qui montrent des préoccupations inspirées par les peintures de Michel- Ange de la Chapelle sixtine.

Le retable de la famille de Hanneton (au même Musée), une déposition de Croix avec des portraits de donateurs sur les volets, est encore plus significative. Enfin une Madone à l'Enfant, avec un ange porteur d'une corbeille et une Adoration des bergers complètent la représentation du maître Bruxellois dans la galerie de sa ville natale. Le Musée d'Anvers conserve un retable « Les sept œuvres

de Miséricorde » peint par d'Orley pour les maîtres des pauvres de la ville d'Anvers.

D'après les comptes de la maison de Marguerite d'Autriche Bernard peignit huit exemplaires du portrait de la Princesse, portraits qui furent donnés à divers personnages de marque. Il est probable que deux au moins sont à Bruxelles dans des collections particulières, celui qui fut exposé à Bruges aux primitifs flamands par M. Carvalho de Paris (Collection Laurent Meeus) et un autre exemplaire, supérieur de qualité, avec les deux mains (le portrait Meeus n'en laisse voir qu'une, collection de M. Fr. D.).

Une œuvre très importante de Bernard est conservée à l'église Notre-Dame à Bruges ( Christ en croix avec volets) . Dans beaucoup de Musées de l'étranger on expose de ses peintures (Stockholm, Munich).

Les portraits qu'il fit de Marie de Hongrie n'ont pas encore été identifiés.

Il y a lieu de citer parmi les continuateurs de la manière de Bernard d'Orley les divers membres de la famille Bruxelloise des VAN CONINXLOO auxquels on attribue, entre autres peintures, un petit triptyque qui est au Musée de Palerme et le retable du Maître de l'Abbaye de Dilighem, près Bruxelles (Musée de Bruxelles). Les mêmes influences Italiennes s'y affirment avec une recherche de plus en plus encombrante du détail dans l'ornementation des architectures.

On a longtemps dénommé <( Maître de la mort de Marie » un artiste auquel les travaux des spécialistes ont fini

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