‹ L'art FlamandChapitre 11 sur 28 · JEAN PROVOST · texte numérisé non relu

JEAN PROVOST

tyque de Notre Dame des Sept douleurs (église Notre- Dame, Bruges et Musée de Bruxelles) peuvent lui être vraisemblablement attribués et ses conjectures paraissent fort plausibles.

D'après ce diptyque on a catalogué sous le nom d'Adrien Ysenbrant diverses œuvres éparses dans de nombreux musées et collections (importante Adoration des Mages dans la cathédrale de Lubeck, œuvres aux Musées d'Anvers, de Gand (legs Scribe), Mayer Vanden Bergh à Anvers, église St-Sauveur à Bruges, Munich, Londres, Francfort, Berlin, Madrid, etc.).

Ambrosius Benson, né en Lombardie, venu à Bruges et reçu maître en 1519, a signé A. B. et daté « 1527 » un tableau type qui figure au Musée Germanique de Nuremberg. Il mourut avant 1550. D'après le tableau de Nuremberg on attribue à Benson une importante peinture appartenant au Musée d'Anvers (La deifara virgo annoncée par les prophètes et les sibylles). Ce maître a exécuté des portraits excellents. Il se rapproche souvent de l'anonyme que l'on a baptisé le Maître des demi-figures de femmes parce qu'il a peint habituellement des jeunes femmes vues à mi-corps.

Jean Prévost ou Provost, pendant le premier tiers du XVI^ siècle, a continué à Bruges la tradition de Gérard David.

C'est un Montois. Il est né en 1462 et mourut en 1529, Il fut maître à Anvers et à Bruges. Le Musée de Bruxelles conserve de lui un triptyque commandé par Adam van Eiebeke. On trouve de ses œuvres à Bruges (Musée des

hospices et Musée communal), à Anvers (Martyre de Sainte Catherine), à Londres, à Douai, etc..

Prévost fut en relation avec Albert Durer qui logea chez lui à Bruges en 1521 et dessina son portrait (Musée de Weimar).

Quentin Metsys (ou Massys) (1466=1530)

Pendant la dernière partie du XV siècle l'essor d'Anvers qui avait supplanté Bruges comme port de mer et ville commerciale devait fatalement y attirer des artistes. Ceux-ci trouvent des commandes là où les fortunes s'édifient avec rapidité.

Quentin Metsys est né à Louvain en 1466.

Son père était ferronnier, il forgea la balustrade du perron de l'Hôtel de Ville dont le modèle avait été dessiné par l'architecte du monument, Mathieu de Layens.

Josse Metsys, fils aîné du ferronnier, lui succéda.

Quentin, le second fils, devint peintre. Il fut influencé par les œuvres de Roger Vander Weyden, de Thierry Bouts et des continuateurs de leurs ateliers. Il est installé à Anvers en 1491.

On ne peut étudier qu'en Belgique les œuvres de Quentin Metsys ; les Musées de Bruxelles et d'Anvers possèdent non seulement ses deux grands chefs-d'œuvre, les triptyques de la Légende de Ste Anne, achevé en 1509, et de l'Ensevelissement du Christ, mis en place en 1511,

mais aussi des peintures des plus faibles dimensions mais bien caractéristiques, spécialement à Anvers (Ste Madeleine, St Christophe, Vierge en prière, Salvator Mundi, la sainte Face, un calvaire au Musée Mayer Vanden Bergh.

On trouve aussi des œuvres de Quentin Metsys au Louvre, à Vienne, à Londres (National Gallery), à Berlin, en Espagne. Le Musée de Coïmbre (Portugal) vient de s'enrichir de deux grandes œuvres du maître. Quentin Metsys eut parmi ses disciples Edouard Portugalois sur lequel il eut beaucoup d'injBuence et dont les œuvres sont confondues avec celles du maître.

Influencé par les maîtres Italiens Quentin Metsys apporte dans l'Art flamand une note nouvelle, une ampleur de composition, une recherche de somptueuses harmonies qui le situe à mi-route entre les Van Eyck et Rubens dans révolution de la peinture en Belgiîque.

Portraitiste également célèbre il a laissé quelques eflfigies marquantes, notamment les portraits d'Erasme et d'Aegidius (Pierre Gillis), amis de Thomas Morus, le profil du Musée Jacquemart- André à Paris, etc...

Quentin Metsys fut en relations personnelles avec Albert Diirer lors du voyage de ce dernier en Belgique.

On attribue à Quentin Metsys la création du tableau bien connu intitulé les usuriers ou les percepteurs de la taxe, ou les comptables, ou les changeurs, dont les répliques, multiples,notamment par Marnus Van Roymerswael, se rencontrent dans tant de Musées et de collections. Parfois la composition comporte une figure féminine (le

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