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A. MORO

l'Angleterre où Charles-Quint Fenvoie faire le portrait de Marie Tudor, fiancée à Philippe II. Ce portrait est une merveille de vérité psychologique. Il en dit plus long sur la reine que toute une biographie. Naturellement Moro fut accablé de commandes par l'aristocratie anglaise, et beaucoup de ses portraits sont encore conservés dans les collections et les châteaux britanniques.

En 1554 on retrouve Moro en Belgique. Il y peint entre autres Marie de Hongrie, Guillaume de Nassau, Alexandre Farnèse, Jean Lecocq, maître de chapelle de la Maison d'Esté, quantité d'autres chefs-d'œuvre. Puis il repart pour l'Espagne oii Philippe II lui donne de nombreuses commandes.

Rentré à Anvers Moro y achève sa carrière au service du Duc d'Albe. Il exécute encore toute une série d'admirables portraits. Il fut un véritable précurseur d'Antoine Van Dyck.

Comme lui il est moins heureux dans les quelques compositions religieuses qui portent son nom.

Le Musée de Bruxelles possède de Moro un portrait d'Hubert Goltzius, très caractéristique, un très beau portrait du Duc d'Albe, bien révélateur de la mentalité de ce fanatique, un portrait de Marie d'Autriche et deux autres répliques de portraits exécutés par lui pour des membres de la Maison d'Espagne.

Moro mourut à Anvers en 1557.

Jérôme Bosch

Jérôme Bosch (Hieronymus) est né probablement à Boisle-Duc (Hertogenbosch), vers 1450, où il vécut jusqu'à sa mort en 1516. On pense qu'il visita l'Espagne où ses œuvres furent particulièrement appréciées, notamment par Philippe II.

Il travailla de 1494 à 1502 à la décoration de la Cathédrale de Bois-le-Duc pour laquelle il créa des cartons de vitraux, des peintures, des modèles pour les sculpteurs des stalles et des fonts baptismaux.

Les peintures de la cathédrale ont disparu lors de la prise de la ville en 1629 par Frédéric Henry de Nassau.

La plupart des œuvres de Bosch ne nous sont plus connues que par leurs titres, relevés dans lés anciens auteurs ; les principales de celles qui ont survécu sont en Espagne et à Vienne (Une adoration des Mages et La cure de la folie; Musée de Madrid, Prado), Le martyre de Ste Julie et un S. Jérôme avec S. Antoine et S. Gilles (Musée de Vienne), La charrette de foin et les Délices terrestres à

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