‹ L'Art français au temps de Richelieu et de Mazarin (volume 2)Chapitre 120 sur 181 · Voir ci-dessus, p. 2H · texte numérisé non relu

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l'architecture. 249

du plan principal, c'est-à-dire de Paris, le dessinateur a représenté en vues cavalières quelques-unes des Maisons royales et parmi elles Versailles. On en distingue assez bien l'aspect d'ensemble. Une avantcour entourée de murs donne accès au château proprement dit, bordé de fossés sur ses quatre faces. Deux bâtiments formant communs enferment une cour, au bout de laquelle se voit le palais, composé suivant l'usage du temps de trois constructions en équerre. Au delà du palais, un parc, déjà très étendu, dessiné en parterres, et dont une partie seulement est représentée. Le tout offre l'aspect d'une demeure de plaisance, bien que les murs de Tavantcour et les fossés sentent encore un peu la fortification *.

Le plan de Gomboust permet ainsi de dire que les deux gravures et le plan d'Israël Silvestre portant les dates de 1664-1668 ^, et deux tableaux du musée de Versailles ^, qu'on attribue à la même époque, représentent dans leurs principaux éléments un état de choses antérieur d'au moins quinze ans. D'ailleurs nous savons que, de 1661 à 1664 et même 1668, les travaux entrepris par Louis XIV portèrent

1. Cette préoccupation de la « sûreté du roi » n'est pas aussi éloignée qu'on le croirait des idées du temps. Elle reparaît même chez Colbert, à propos des avant-projets pour le Louvre. Lettres, t. V, p. 246.

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