‹ L'Art français au temps de Richelieu et de Mazarin (volume 2)Chapitre 136 sur 181 · Ibid.^p. 6i · texte numérisé non relu

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moins sur les combinaisons ingénieuses de Poussin pour la distribution de la lumière '. Quant au coloris*, il fait observer que « les couleurs dont le Christ est vêtu ne sont pas des couleurs que le peintre ait employées et mises les unes auprès des autres sans un grand raisonnement.... Quoique le manteau jaune du premier apôtre soit très vif, il ne détruit point néanmoins la couleur de celui du Christ, mais il s'accorde parfaitement avec elle. »>

Seulement pour Poussin, toutes ces ressources matérielles devaient être employées à rendre une idée, dont le tableau était l'expression plastique. Dans tout sujet qu'il traite, il conçoit tout d'abord ou médite la pensée dominante, et ce mot pour lui correspond à une sorte de synthèse intellectuelle, morale et esthétique ^. « J*ai trouvé la pensée de la Vierge que je vous ai promise, écrit-il, il faut trouver maintenant le temps et la commodité de Texécuter, » — « La pensée en est arrêtée, ce qui est le principal. » Or cette lettre est du 11 mai 1653, et la

1. Il exprime même assez bien le charme de certains effets : « Gomme le soleil doit être encore fort bas, .. le milieu du tableau est couvert d*une grande ombre,... de sorte que tout ce qui sert de fond aux figures étant privé de la lumière, elles paraissent avec beaucoup plus de relief, de force et de beauté. Et comme le jour éclaire certaines parties des montagnes, des arbres et de plusieurs palais, les yeux sont d'autant plus agréablement touchés que ces échappées de lumière font un contraste merveilleux avec les ombres et les demi-teintes qui se rencontrent dans tous ces différents objets. » (Conférences, p. 75.)

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