‹ L'Art français au temps de Richelieu et de Mazarin (volume 2)Chapitre 144 sur 181 · Lettres, Mémoires , etc., de Colbert^ t. V, p · texte numérisé non relu

Lettres, Mémoires , etc., de Colbert^ t. V, p

dire un mot aux daines, car il avait l'oeil aux détails, on le sait, et aussi parce qu'il aimait beaucoup les Beaubrun. Ceux-ci l'avaient peint « devant qu'il fût né » en faisant le portrait de sa mère; ils l'avaient peint ensuite à l'âge de huit jours; ils peignirent au même âge le dauphin, fils de Louis XIV.

Les deux cousins avaient tout ce qu'il faut pour réussir dans le monde élégant : de la politesse, Tair du bon ton, des attentions délicates. Et puis surtout ' ils le peignaient à son goût : « ils étaient ingénieux à donner aux dames un air avantageux et une belle disposition d'habits et de coiffures ». Trait significatif, quand s'introduisit dans les cercles littéraires la mode des portraits écrits, et quand « la plume devint ainsi un pinceau », le nom des Beaubrun se trouve cité à chaque instant « dans des allusions de portrait à portrait ». Ainsi, ils furent très mêlés h leur temps, ils le révèlent par certains côtés; mais combien de Beaubrun ignorés dans les galeries * î

Henri Testelin, si connu par le rôle qu'il tint à l'Académie, fut très estimé de ses confrères, comme artiste autant que comme écrivain. En 1648, ils le chargèrent de peindre le jeune roi *. Plus tard, en 1667, on lui confia le soin de faire un nouveau portrait de Louis XIV, destiné à orner la salle des séances de l'Académie de peinture ^. Il devait mettre

1. Voir à VersaiUes, n» 4193 (Louise de Nointel), 2159 (Anne d'Autriche).

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