‹ L'Art français au temps de Richelieu et de Mazarin (volume 2)Chapitre 145 sur 181 · Versailles (n'* 102), très joli, (n© 3475). I · texte numérisé non relu

Versailles (n'* 102), très joli, (n© 3475). I

3. GuiLLET DB Saint-Georges, I, p. 230, 233, donne sur ce point quatre pages de description.

en œuvre toutes les ressources de Tallégorie pour célébrer les mérites du modèle. Au contraire,, le portrait du chancelier Séguier figure tout simplement le personnage dans son costume officiel, sans autre apparat que celui de la fonction même, et sans autre recherche que la ressemblance. C'est une œuvre intéressante à étudier comme spécimen*.

Il y a donc eu là, on le voit, toute une école de 1^^ réalité, mais de la réalité contemporaine, c'est-à-dirç distinguée, élégante, « noble », comme les hommes et les femmes de la société.

Quand on arrive aux autres genres de peinture, deux noms semblent tout d'abord attirer l'attention : ceux de Valentin (1600-1634) et des Le Nain. Évidemment Yalentin se classe à part, il s'éloigne autant de Vouet que de Poussin. En examinant des œuvres comme son Jugement de Salomon (Louvre, 57) ou sa Chaste Suzanne (56), on est tenté de voir en lui un novateur; impression qui se modifie entièrement dès qu'on les rapproche de certains tableaux du Caravage. Valentin est un artiste remarquable, mais son réalisme n'est que de seconde main, ce qui jure avec le mot lui-même, et il n*a rien de la réalité française du temps, car on ne retrouve chez nous h cette date ni les types, ni les sentiments qu'il a reproduits. Gela n'est pas étonnant d'ailleurs, si l'on songe que ce peintre s'établit à Rome dès l'âge de vingt-trois ans et y demeura jusqu'à sa mort.

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