Id., ibid., p
3. 11 reste à Paris un autel de ce genre intact, celui de Saint-Nicolas des Champs, où collaborèrent Vouet (2 tableaux) et Sarrazin (4 figures).
4. Outre les ouvrages sur Paris cités plus haut, voir Gai- ONIÈRES, Recueil des tombeaux (dessins, Cabinet des Estampes, Bibl, Nat.). — Raunié, Èpilaphkr du vieux PariSy t. I, publié en 1889 (il contient plusieurs reproductions de monuments funéraires).
et amis des arts. On se faisait construire un tombeau, comme un hôtel ou un château; c'était compris dans les obligations de tout homme qui se respectait. L'imporlance du monument dépendait naturellement de la situation sociale et de la fortune de celui qui le commandait. Simple pierre ou sarcophage engagé dans le mur, buste ou statue du défunt suivant les cas. Les grands seigneurs, les hauts dignitaires ne se contentaient pas à ce prix : il leur fallait un véritable édifice. On relevait généralement dans une chapelle latérale, qu'il occupait presque en entier : au mur extérieur était adossé un portique avec fronton, couronnement, étages ou ordres superposés. A « Tordre inférieur », se trouvait le sarcophage, sur lequel on plaçait la statue du mort ou des morts agenouillés ou étendus ; à côté d'eux se dressaient des figures allégoriques, des Génies de la douleur, des Renommées, etc. Au fronton se plaçaient d'autres statues symboliques, ou bien encore des armoiries encadrées dans des motifs ornementtaux. Quelquefois enfin, on ménageait en avant du portique un espace vide entouré d'une balustrade *. Avec la variété des genres, il faut signaler au xvii® siècle la variété des matériaux mis en œuvre dans la statuaire , car elle contribue à soustraire l'art à l'uniformité et à la monotonie. Les statuaires du temps n'employèrent pas seulement le marbre
1. Il y a toute une étude à faire sur la sculpture funéraire française du xvip siècle. Elle serait du plus grand intérêt, pour l'art, pour Ticonographie et pour l'histoire.
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et ie bronze : continuant les pratiques du mo3'en âge et de la renaissance, ils firent grand usage du bois *. On ne s'en servit pas seulement pour les stalles et chaires d'églises, les buffets d'orgues, les portes ou les plafonds des appartements, art ornemental trop dédaigné aujourd'hui et où excellèrent quelques artistes*. On en fit des statues, des groupes, des bas-reliefs ; on y taillait surtout des images pieuses, des Vierges, des Saints, des Crucifix. Les sculpteurs les plus renommés, Sarrazin lui-même, se firent dans ce genre une renommée particulière '.
On voit à quel point tout sollicitait Taclivité de la sculpture, et que les talents trouvaient, avec la facilité de se produire, les meilleures conditions pour s'exercer dans la diversité de leurs aptitudes. La liste des artistes n'est pas facile à dresser, et la besogne toujours ingrate, qui consiste à classer les mérites, se complique ici de l'incertitude où nous laisse la disparition d'un trop grand nombre d'oeuvres.
11 est bien certain cependant qu'il faut mettre au premier rang Guillaume Dupré (1574?-ap. 1643?),
1. Voir les boiseries de Sainl-Paul, les portes de la Sorbonne, celles du salon de la reine à Fontainebleau, quelques portes du Louvre, le plafond du vestibule des salles de Henri II, etc. On se servait aussi de l'ivoire, et non pas seulement dans l'art industriel.