Bérty, Topographie histonque, etc., t. II, p
130 l'art et la condition des artistes.
Pierre I®*" Biard est appelé « sculpteur ordinaire », comme « architecte ordinaire » du roi, ou « maître sculpteur et architecte » *, et ces deux qualités sont de celles qui se joignent assez volontiers. Il en est de même, à plus forte raison, de celles d'ingénieur et architecte. Charles Errard le père fut nommé en 1615 commissaire et architecte des fortifications et réparations des villes et places fortes de Bretagne *. Clément Métezeau, ingénieur et architecte, construit la digue de la Rochelle et des édifices privés, Le Muet aussi. Quelquefois on trouve « peintre et architecte ». C'est le cas de Charles Errard le fils ', c'est aussi celui des peintres décorateurs, de ceux qui construisent les « machines » pour les fêtes, les représentations théâtrales, etc. On voit ces titres donnés à un certain Francart. Enfin, et l'on s'en étonnera peut-être davantage, Félibien en 1666 est désigné comme « architecte et littérateur » *.
Il n'en est pas moins vrai que le titre par lui seul, et surtout quand il est seul, a une signification précise correspondant à l'acception actuelle du mot.
Les architectes, comme les autres artistes, sortaient un peu de toutes origines. Très fréquemment, le métier se transmettait de père en fils ; c'est ainsi que