Laorakge, les Van Loo
auraient été acceptés, « à dire d'ouvriers et gens à ce connaissant » *.
Même marché pour la décoration d'une chapelle au séminaire de Saint-Sulpice ^. Évidemment, Le Brun avait des collaborateurs, pour mieux dire, des ouvriers; il se réservait le tableau, en donnant seulement des dessins pour le reste. Mais il traitait en son nom personnel avec M. de Nouveau ou M. Ollier, touchait le prix total et payait ses aides en vertu de conventions particulières faites avec eux. Tout cela précisément marque bien- le double caractère d'entrepreneur et d'artiste. Quant à Tin* fluence que ce mélange d'attributions exerçait sur les tendances de l'art, il n'y a pas lieu d'en parler ici, on comprendra cependant à quel point en pro* fîta le développement de l'art décoratif*
Il va de soi que la situation personnelle des peintres et sculpteurs variait suivant leur talent, leur tenue dans ce monde, leur fortune. Furetière écrit encore ^ : « On dit proverbialement : Gueux comme un peintre » ; mais il ajoute aussitôt : « Ce proverbe est devenu faux en ces derniers jours où la peinture a été cultivée et anoblie ». Il avait déjà cessé d'être exact au milieu du xvu^ siècle. Cela s'explique suffisamment par le goût très vif que la société prit pour l'art. Il n'y a peut-être jamais eu tant d'amateurs qu'à cette époque et jamais tant d'amateurs