‹ L'art français au temps de Richelieu et de MazarinChapitre 29 sur 112 · Nouv. Arch. de l'Art français, 1876, p · texte numérisé non relu

Nouv. Arch. de l'Art français, 1876, p

4. Une ordonnance avait été rendue en décembre 1639 contre les tableaux immoraux. Statids, ordonnances, etc., p. 47.

d'eux, dans l'exercice de sa charge, fut pris à la barbe, « esgratigné». D'autres étaient « menacez..., que s'ils les voulaient enlever (les tableaux du délinquant) on envoyé rait quérir les pages et les laquais pour les empescher ». Et cette gent, dont la police de Louis XIV eut tant de peine plus tard à réprimer les méfaits, était en effet assez redoutable pour faire reculer les gardes et le sergent.

Sur ces points, au moins, les maîtres se savaient soutenus par l'administration. Sur d'autres, au contraire, ils se trouvaient en opposition avec elle. Et tout d'abord à propos des lettres de maîtrise.

Loyseau définit fort bien en quoi elles consistaient : « Entre les artisans, il y a des maîtres de lettres, qui sont ceux qui es entrées et mariages des roys, naissance de monsieur le dauphin de France et déclaration du premier prince du sang, obtiennent lettres pour estre receus maistres des mesticrs, sans faire de chef-d'œuvre, ni festins, ni autres frais qui se font à la réception des autres maistres, lesquels on appelle maistres de chefsd'œuvre, à la distinction de ces maistres de lettres », et il ajoute que ces derniers « sont aujourd'huy égaux en tout et par tout à ceux de chefs d'œuvre » '.

Disont tout de suite que la royauté ne vit guère dans cette institution ce qu'elle pouvait présenter de favorable à la liberté de l'industrie, et que les

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