‹ L'art français au temps de Richelieu et de MazarinChapitre 30 sur 112 · LoYSEAT, Dfs 0/ lires, cliap. xii. i:;. U · texte numérisé non relu

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lettres de maîtrise devinrent presque immédiatement un moyen de battre monnaie ou de faire des largesses ^ Ainsi Henri lïl, en 1580, accorda à sa sœur le droit de créer deux maîtres de chaque métier à toutes ses entrées solennelles dans certaines villes du royaume . Et comme personne sans doute n'avait voulu profiter du privilège concédé à la reine de Navarre, le roi de France, en 1585, força les corporations elles-mêmes à acheter les lettres, quitte à les revendre. La taxe qu'elles durent payer de ce chef varia de 20 à 8 écus '. Henri lY abusa plus que personne des lettres de maîtrise : une dans chaque métier pour son avènement, deux pour son mariage, quatre pour la naissance du dauphin, deux pour celle du second fils, deux encore pour celle du troisième ^ Le Parlement avait en vain réclamé; des lettres de jussion triomphèrent de sa résistance K Mais il y en avait un tel stock sur la place que le roi dut, en 1008, supprimer toutes celles qu'on avait émises avant 1589 et qu'on offrait en vain à bas prix, ce qui n'empêcha pas Louis XIH d'en mettre de nouvelles en circulation à son avènement ^

Ne nous étonnons pas que les maîtres aient pro-

{. Le Catalof/ue des actes de François /" est rempli de créations de maîtres de métier dans les villes du royaume.

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