Comptes des bâtiments, t. I, p
3. Lettres, instructions... de Colbert, t. V, p. 266 et suiv. Je noie que Guillet de Saint-Georges {Mémoires, p. 81) parle du .. petit château de Versailles », que le roi voulait " faire un peu rétablir en 1661 » et où travailla à cette date Charles Errard : ce qui s'accorde avec la mention ci-dessus.
4. Il faut remarquer cependant que la. façade du fond a été surélevée et modifiée un peu sous Louis XIV; il en est de même des ailes; cela n'empêche pas de saisir les caractères essentiels de l'architecture.
L ARCHITECTURE. 2ol
ouest, sud) offraient le même caractère, et il suffit d'observer la grande enveloppe rectiligne qui les a remplacées ' pour saisir la difîérence. Le parc avait été dessiné par Le Mercier et Boysseau. Louis XIV et Le Nôtre ne l'ont modifié qu'en partie. Ils y ont surtout répandu à profusion toutes les richesses ornementales de l'architecture et de la sculpture.
Comparé aux châteaux de Richelieu et de Vauxle-Vicomte, le Versailles de Louis XIII ne présentait ni la solennité et l'ampleur grandioses de l'un, ni le luxe éclatant de l'autre. Saint-Simon n'a fait qu'exagérer, comme toujours, une idée juste en soi. Un château, comme le premier Versailles, à l'époque où se bâtissaient un Maisons pour M. de Longueil, un Chilly pour M. d'Effîat, n'était en réalité qu'une fantaisie, un pied-à-terre. Il répondait ainsi à l'histoire : semblable demeure convenait à la vie elTacée de Louis XIII et à l'enfance annihilée de Louis XIV.
A Richelieu, Le Mercier avait rencontré une des plus belles occasions qui se soient jamais offertes à un artiste, je dirai surtout à un artiste du xvii'' siècle : la libre application de ses théories. Aucun obstacle, résultant d'un état de choses existant, avec lequel il faut compter; tout à créer d'un jet; ni l'espace ménagé, ni les ressources; d'heureuses combinaisons de perspective, si on le voulait; une variété infinie de motifs, maisons, église, château, etc. Le Mercier —