‹ L'art français au temps de Richelieu et de MazarinChapitre 65 sur 112 · OEuvre de Louis Le Vau et de Jules Hardouin-Mansart · texte numérisé non relu

OEuvre de Louis Le Vau et de Jules Hardouin-Mansart

et il était évidemment d'accord avec le cardinal — chercha avant tout la régularité : il traça pour la ville de grandes rues rectilignes se coupant à angles droits, bordées d'habitations toutes à peu près semblables. « La principale rue, dit une description du XVII* siècle, est composée de 28 gros pavillons, tous à porte cochére et d'une même symétrie; à chaque bout, il y a une place de 46 toises en carré, avec des pavillons doubles aux quatre coins. » Le Mercier édifia une somptueuse église, en acceptant toutes les données du style jésuite. Faute de temps ou faute d'imagination, il se borna à répéter et à reproduire des formules. Il y eut autant d'abstraction dans l'exécution que dans la pensée première.

Le château devait naturellement former le centre artistique de l'œuvre, comme il en constituait la raison d'être. Il offre l'expression vraiment saisissante, à force d'être dogmatique, des idées architecturales du temps. Rien de plus vaste dans l'ensemble et d'une ampleur plus voulue et plus systématique. Le domaine tout entier, d'une étendue immense, forme un quadrilatère irrégulier, il est entouré de murs ou de fossés. Une première cour, puis une seconde, bordées toutes deux par des communs ou des bâtiments d'habitation, séparées par un fossé, précèdent le château proprement dit; puis viennent des parterres et, par derrière, la forêt, coupée de grandes avenues, et s'étendant à perte

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