Voir lielcUion, p. iS-oI
ment, il disparaît à peu près comme artiste. Peutêtre valait-il mieux que cela.
Le Brun • ne nous appartient que pour une partie de sa vie. Il faut au moins montrer comment, jusqu'en 1060, il s'était développé ou préparé, ce qu'il tenait déjà de son temps et combien, même avant Louis XIV, il occupe une place considérable. Né en 1G19, il commence à peindre pour le public dés 1638 ou 1639, va à Rome et y séjourne de 1642 à 1646, puis revient à Paris, où l'avait précédé sa réputation vite grandissante. Doué d'une facilité prodigieuse, apte à se pousser dans le monde, à se mettre en avant, il entre en rapports avec tout ce que la capitale compte de personnages riches ou puissants. En 1647 et 1651, il peint pour Notre- Dame le tableau offert par la corporation des orfèvres; à partir de 1649, il travaille pour le président Lambert, puis pour la reine mère. Enfin il devient le peintre attitré de Nicolas Fouquet, ce qui ne l'empêche pas de se ménager la faveur de Colbert et de Louis XIV.
Dès 1646, il avait recueilli à peu près tous les matériaux qu'il devait mettre eu œuvre pendant sa longue vie, et formé de toutes pièces son talent essentiellement éclectique et composite. Aux leçons i/''*" de François Perrier, puis de Vouet, il avait ajouté les enseignements de Poussin, qu'il connut à Rome. Il avait étudié les Carrache comme le Véronèse,