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2. Félibien, Enfrpfieus sur la vie et les oiivrnges des plut "xcellents peintres, II, p. 261.
œuvre. Apelle le hante, on le vo3'ait tout à Theure, et avec Apelle tout le trésor de ces formes antiques qu'il connaît si bien, qui résument pour lui l'idéal d'art et de pensée. Il n'y a pas grande différence entre V Extrême- Onction et la Mort cVEudamldas. Comme artiste, Poussin avait avant tout une foi, l'antiquité.
Du reste, qu'on passe en revue la liste de ses tableaux religieux, on observera facilement que la plupart constituent à vrai dire des tableaux historiques : IdiMortde Saphira, les Philistins frappés de la peste, le Jugement de Salomon, etc. Les autres : V Apparition de la Vierge, YAssoinption, le Ravissement de saint Paul, ne donnent lieu qu'à une belle éloquence artistique. On n'a, pour se rendre compte de la différence entre le chrétien et le philosophe, qu'à comparer le Ravissement de saint Paul avec V Apparition de sainte Scolaslique ^ Quant au Miracle de saint Finançais Xavier, il contient des parties remarquables : le Saint est un vrai saint, très caractérisé comme type individuel; la jeune fdle ressuscitée, la mère laissent une impression saisissante de vérité, même de réalisme. Poussin un moment a oublié ses formules; il n'a pas tardé malheureusement à se les rappeler. D'abord il s'est dit que, pour un tableau religieux et un miracle, la présence de la divinité s'imposait. Il voulut la faire figurer en personne, et il ne trouva à lui donner que les traits et la physio-