Laurent Magnier, par exemple; voir ci-dessous, p
3. ■< On voit de sa façon à Saint-Gervais sur la porte du chœur un autre crucifix de bois de tillol de sept pieds de hauteur; le Sauveur y est représenté vivant, comme s'il parlait à la Vierge, qui est d'un côté; Saint Jean est de l'autre >•. Guu.lkt dk Saint-Geouges, I, p. 120-121.
LA SCULPTURE. :j79
Simon Guiilain (1581 ?-l 658), Jac(iiies Sarrazin (1588l'o60), Jean Warin (1004?-1G72), François Anguier (1(113? f 16H9), et son frère Michel (1614? y 1686).
A côté d'eux et un peu au-desSous, mais à des niveaux différents, on placerait : Pierre Biard(lo92?- 1661), Michel Bourdin (157!)-1640), Guillaume Berthelot (f 1648), Gérard Van Opstal (1597 ?-l 668), Philippe Buyster (1598?-1688 , Thihaut Poissant (1605-1668j, Gilles Guérin ^1606-1678), Hutinot (1616?- 1679), Lespagnandelle (16177-1689) , Nicolas Le Gendre (1619?-167i;, Laurent Magnier (1619?-1700), Louis Le Rambert (1620?-i670), Rcgnaudin (162^2- 1706) '.
Voilà — dans le second groupe — une longue liste d'ignorés ou d'oubliés; ils méritaient un peu mieux que leur destin, et surtout, ils ont été si mêlés à la vie de leur temps qu'ils aident à le comprendre. A ce titre, il y a un certain intérêt à esquisser quelques biographies.
Michel Bourdin -, qu'on a pendant longtemps confondu avec Thomas Boudin, fut un artiste estimable. Né à Orléans, entre 1578 et 1580, il se fixa à Paris avant 1609, fit en 1610 une effigie de Henri IV; en
1. Je laisse à part Puget (1622-1694), dont l'œuvre appartient surtout à la seconde moitié du siècle. Je me borne à signaler Hubert Le Sueur, qui a passé presque toute sa vie en Angleterre (voir sur lui Dussielx, les Artistes français à l'élranger, ;jc édit., 18"6, p. 263). On trouvera à l'Appendice une liste plus complète des sculpteurs.
2. Eloène Vaudin, Bourdin pih-e el fils, sculpteurs Orléanais. — Hekliison (dans Réunion des Soc. des heau.r.-arts des départements, 1888. p. 763 et suiv.).
1622, la statue de Louis XI pour l'église Noire-Dame de Cléry; après 1040, le tombeau d'Amador de la Porte, grand prieur de France '. Cette dernière œuvre mérite quelque attention comme spécimen de la sculpture naturaliste de l'époque. Bourdin s'est attaché à rendre les traits caractéristiques de son modèle : stature corpulente, visage gras, un peu épais. Rien de distingué; mais la simplicité, la bonhomie largement répandues donnent à la statue un air saisissant de vérité.
On ne sait guère pour la biographie de Guillaume Berthelot que la date de sa mort. On est heureusement un peu mieux informé sur ses œuvres : en 1639, il fit une Renommée en bronze pour le château de Richelieu : elle lui fut payée 3 000 livres, somme fort honorable *. Il travailla à la Sorbonne avec Simon Guillain; il y sculpta à l'intérieur huit figures d'apôtres et d'évangélistes, à l'extérieur, la plupart des statues du portail et des frises ^
Voici encore un artiste venu de Flandre : Van Opstal ^ Né à Anvers entre 1594 et 1599, il y resta probablement jusqu'en vers 1630. A ce moment, Sublet de Noyers, sur les ordres de Richelieu, l'appela à Paris, où il devait demeurer jusqu'à sa mort. Il travailla d'abord au Louvre, d'après les modèles de
\. Versailles, .310 (Louis XI), 1810 (Amador de la Porte).