GuiLLET DE Saint-Georges, I, p
4. id., ibid., p. 1"4-I83. — Goukajod, Sculptures de Gérard Van Opstal conservées au Musée du Louvre, 1876, in-8.
Sarrazin, puis « de son génie et sur ses propres pensées ». .\ l'hôtel Carnavalet, il exécuta (vers 1601) quatre des figures en bas-relief qui ornent les ailes surélevées par Mansart : elles représentent la Chasse, le Plaisir, l'Abondance, la Libéralité '. En outre, il sculpta sur la rue Sainte-Catherine (aujourd'hui rue Sévigné) deux statues : la Force et la Vigilance, et sur la rue des Francs-Bourgeois un bas-relief : la Paix, l'Abondance et la Prudence -.
Il avait peu de temps auparavant collaboré à la décoration de la galerie de l'hôtel Lambert avec Le Brun, et figuré en douze bas reliefs différents épisodes tirés de la légende d'Hercule '. Il eut d'ailleurs une assez grande réputation, exerça plusieurs fois les fonctions de recteur à l'Académie, où il fit, le 2 juillet 1667, une conférence sur le Laocoon '*.
Thibaut Poissant est souvent donné comme un simple praticien, surtout comme un fondeur en bronze : il vaut mieux que cela et sa biographie offre un spécimen intéressant de la vie et de l'éducation de beaucoup d'artistes de l'époque \
1. Le livret du musée Carnavalet est très sévère pour l'œuvre de Van Opstal. Qu'on ne la compare pas à celle de Jean Goujon, je le veux bien, mais elle a des mérites décoratifs incontestables.
2. Caylus dit que ces morceaux avaient disparu. C'est, à ce qu'il semble, une erreur (voir Giillet, 1. p. 276, note 1).
3. Le Louvre a de Van Opstal une suite de bas-reliefs et des ivoires : faunes et satyres, centaures, enfants jouant avec des chèvres. Tout cela donne l'idée d'un talent souple et agréable plutôt que vigoureux.