LE MOBILIER CIVIL ET RELIGIEUX
Le mobilier religieux. — A partir du XIIIe siècle, les chaïires, qui, à l’époque romane, étaient en bois, sont faites en pierre. Elles sont placées, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur des églises, et font corps avec la construction : on y accède par un escalier disposé dans l’épaisseur du mur. Telle est la chaire du réfectoire de Saint-Martin-des-Champs, à Paris, qui est, il est vrai, une chaire de lecteur et non de prédicateur. Comme types de chaires extérieures, on peut citer celle de Notre-Dame de Saint-Lô et celle du cloître de Saint-Dié. Ce n’est guère qu’à partir du XVe siècle que les chaires occupent les nefs des églises ; antérieurement la prédication avait lieu du haut des Jubés, clôtures aux parois ajourées en bois ou en pierre, séparant le chœur de Ia nef.
Les autels des églises modernes n’ont qu’une ressemblance assez lointaine avec ceux du moyen âge. Le tabernacle ne faisait pas partie de l’autel ; un petit meuble placé à proximité en tenait lieu. Les autels présentaient la forme d’une table en pierre sur laquelle s'élevait le rétable qui était le dossier de l’autel ; ce dossier, formant écran devant le célébrant, était souvent décoré de sculptures et de peintures. L’hostie consacrée, contenue dans un récipient, pixyde, qui avait la forme d’une coupe, d’une colombe ou d’une tour, était suspendue au-dessus de l’autel.