‹ L'art gréco-bouddhique du GandhâraChapitre 27 sur 36 · L'ÉCOLE DU (;\M)IL\1',\ LT L'VUT CLASSIQUE · texte numérisé non relu

L'ÉCOLE DU (;\M)IL\1',\ LT L'VUT CLASSIQUE

inodes nationales les tableanx byzantins de la vie du Christ, les primitifs llamands n'ont l'ait qu'user de la liberté déjà prise par les peintres d'Extrême-Orient, quand ils costumaient à la chinoise les représentations sérindiennes de la biographie du Buddha. De ([uelque côté qu'on se tourne, la correspondance des développements postérieurs nous ramène toujours, de fd en aiguille, à la communauté originelle des sources. Gomment explif[uer autrement que nous avons vu surgir aux deux extrémités du vieux monde des images présentant une ressemblance si caractérisée? Car enfin, nous ne rêvons pas tout éveillés, et nous avons bien reconnu, par exenqjle, sur la tète de la tf Mère des Démons n (fig. 53o, 588, 5^6), ([u'elle soit sérindieune, chinoise ou japonaise, le voile que, de leur côté, les artistes gréco-syriens, coptes et romans imposèrent au Iront virginal de la aMère de Dieun (cf. fig. 5f)() et Goo).

l'cnt-on allei' plus loin et imaginer en un sens quelconque, entre les arts bouddliique et chrétien, des actions et réactions réciproques? Le contact historiquement attesté des deux religions rend le fait possible : toutefois, pas plus en ce qui touche l'imagerie que la littérature 0. nous n'apercevons rien de décisif sur ce point. Nous irions justju'à dire que toutes les hypothèses avancées sur les rapports du Bouddhisme et du Christianisme nous paraissent d'avance indémontrables : et si l'on nous demande pourquoi nous les jugeons telles, nous rappellerons simplement la dualité d'origine, à la fois hellénistique et asiatique, eu un mot gréco-orientale, des images comme des doctrines chrétiennes. Pour ne parler que de l'art, si l'hellénisme y est représenté avant tout par la l'orme, l'Orient l'est par le fond même des choses : comment h; vin nouveau qu'il a versé dans l'amphore antique n'aurait-il pas fini par teinter le contenant? Dès lors nous n'avons jilus besoin d'imaginer aucune influence directe pour expliquer, pai- exemple, que nous trouvions dans les plus vieux sanctuaires chrétiens d'Italie des

'"' Cf. ci-dessus, t. II. p. ."iiJ'i-ôGG.

788 CONGLUSIUNS.

procédés et des tours d'imagination complètement étrangers à la méthode classique et que l'élude dos slùpa de l'Inde nous a au contraire rendus familiers. Assurément on demeure stupéfait de rencontrer à Ravenne(^) comme à Barhut et à Sânclii, pour indiquer une divine présence, des trônes vides surmontés ici de l'arbre de la Bodhi, là de celui de la croix; qui prétendra cependant qu'un vieux bas-relief indien antérieur à notre ère ait suggéré une mosaïque italienne du v'' siècle ?I1 en est de même des autres analogies, pour incontestables qu'elles soient. Qui a pénétré le sens secret du nandi-pàda ou de la roue bouddhique et deviné le Bodhisattva sous les espèces d'un petit éléphant, se sent en pays connu devant l'ancre ou le navire, la colombe ou l'agneau des catacombes de Rome. Que rien ne soit plus indien que cet emploi intensif des symboles, ce n'est pas nous qui le contesterons; mais il n'est pas uniquement indien. Il est commun à tout l'Orient des gnostiques, il a pénétré à Rome avec toutes ces sectes, cultes ou mystères originaires d'Egypte, de Perse ou de Syrie, parmi lesquels le Christianisme devait finir par l'emporter'"-). Ainsi en va-t-il encore dans la suite; car le parallélisme des deux arts, dont nous nous bornions tout à l'heure à esquisser quehjues aspects extérieurs, paraît se poursuivre dans l'évolution de leur idéal le plus intime. Après l'école symbolique, nous découvrons encore à Rome ou à Constantinople, comme au Gandhâra, une école quasi historique, abordant des scènes et des types d'un caractère franchement biographique et naturaliste. Mais bientôt l'art chrétien comme l'art bouddhique se lassent de l'antique réalisme et s'embarquent dans l'entreprise de représenter le sublime. Les voici maintenant qui

''' Dans le baptistère des orthodoxes posaient à i'arl chrétien primitif son

(vers hho) et celui des Arieus (vers caractère allégorique. Mais il n'échappera

020). pas au lecteur que le Bouddhisme aussi

'^' Bien entendu il faut également fut d'abord logé à la même enseigne, et

tenir compte des raisons spéciales qui, dut également commencer par utiliser

comme l'emploi qu'il dut Aiire à l'origine un répertoire décoratif qui n'avait pas été

de praticiens et de inotils païens, ini- créé pour lui.

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grossissent, détachent, exaltent, la personne enseignante ou triomphante ou nionranle du Christ-Uoi et du Moine-Dieu, s'adonnent à la composition de paradis transcendantaux, et, dans un élan de mystique ferveur, s'efforcent de ligurer des âmes. Cette fois encore notre conclusion sera forcément la même. Qu'un idéalisme pareil iiispiie tels vitraux de nos églises de France on telles fresques de

Ménie iniispf ri mt'nn; provf'imncc que pour te iirn-i-dfiil. Ufiiili'iir

.N" ;?3/i8 du Bcruril frêncral do M. V.. l'isri'jsAMMKr.

l'école omhrienne et telles peintures sur soie de la tlliiiic ou du Japon, le fait est vérifiable et constant. Nul, apparemment, ne se risquera à parler d'imitation consciente; mais, en revanche, toute cette chaîne d'analogies que nous venons de dérouler force à admettre que ces lointaines correspondances ne sont nullement chimériques et deviennent beaucoup moins mystérieuses (ju n'aurait d'abord pensé.

on

Orient et Occident. — Ainsi se déjjagent ou tendent n se défrager peu à peu devant nos regards les conclusions les plus générales auxquelles nos documents puissent naturellement nous conduire. La découverte toute récente de l'unité foncière de Tart bouddhique de l'Asie — ne venons-nous pas de la voir se faire sous nos yeux au cours des quinze dernières années? — a pour corrélative, ne l'oublions pas, lunilé déjà l'cconnue de l'art européen. Or, ce qui nous apparaît aujourd'hui de [)!us en plus clairement, c'est (pi'ils onl tous deux une commune origine. Dans le monde antique aux environs de notre èi'e, il y avait, comme chacun sait, une langue commune, grec plus ou moins estropié, que les gens parlaient ou comprenaient partout, de Gadès à Séleucie — peutèlre même, un temps, jusqu'à Taxile; et cette langue qui répondait à tout, aux besoins du commerce comme à ceux de la pensée, servit notamment en Orient aussi liien à rédiger les Evangiles qu'à graver en e\ei'|;ue sur les monnaies des Kusanas le nom du Buddha Çàkya-muni. Ce n'est pas [ont : cette langue avait comme une sœur jumelle, une sorte de Koîrn) arlislinuc, qui elle aussi était du grec plus ou moins déformé, mais conservant néanmoins en tout lieu sa grammaire du dessin et son vocabulaire décoratif; et comme l'image va toujours plus vite et plus loin que la parole, cette langue figurée s'est répandue jusque par-delà la parlée. Les images, tant bouddhiques que chrétiennes, du Sauveur et de la Madone ne sont après tout que les mots les plus marquants, et qui attestent aux plus profanes la parenté des plus distantes écoles, dialectes souvent très défigurés et parfois presque méconnaissables de l'art grec. Les preuves les plus sures de leurs rapports, les experts les trouvent dans la structure intime des œuvres plutôt que dans la ressemblance de certains motifs : et il en résulte que, pas plus que les linguistes, ils ne se laissent arrêter à des diiïérences purement verbales et extérieures. Scientifiquement parlant, la diversité des mots ou des sujets n(( compte pas, aussi longtemps <[u'on les forme ou ([u'ou h's déi i\e selon les mêmes lois. Or nous

L'I-COLE Dl (iWDililM KT i;\liT CLASSIOUE.

considérons le ftiit coiiinie acquis : ce sont en définitive des pédagooues grecs ou hellénisés qui ont d'abord enseigné aux peuples (le l'Asie comme de l'Europe à conjuguer le verbe • cf Jadore

Kii;. Txjg. — ViEiicE copiii (cf. p. l'ia. 7S7J. D'après J. E. Qlibbell, Ejccavathiis at Saqqara , II, 1908, pi. XL.

le plus beau des dieu\n. Et la Iciuii que ces peuples oui ainsi apprise soit directenicnl de i'(>s nmitres, soit de leurs disciples immédiats, a laissé sur eux une inq)ression si l'orte ([ue jamais ceux-là mêmes dont le génie était le plus récalcitrant et cpii ont

le j)lus vite l'éiissi à dégajjcr leur originalité, ne Ifint coiiiplèlement oubliée.

Ce sera demain l'œuvre darcliéologues mieux informés que de préciser et d'étoirer ces trop vagues et trop schématiques indications. Ils nous montreront, n'en doutons pas, comment dans l'Asie antérieure, sur le tronc décadent de l'art hellénistique, se sont greffés deux vigoureux rejets, l'un qu'on appelle gréco-bouddhique, l'autre qu'on pourrait aussi bien appeler gréco-chrétien; comment, tandis que celui-ci se divisait en diverses branches, copte, syrienne, byzantine, celui-là a également donné naissance à diverses écoles, à Bactres, au (îandliàra, à Mathurà; comment enfin, tandis que l'un, par lltalie. a conquis toute l'Europe, l'autre, par l'Inde et la Séi'inde, a envahi toute l'ExIrcme-Asie. Mais déjà nous pouvons revendiquer plus d'un droit, dont d'ailleurs nous ne nous sommes pas fait faute d'user au cours de notre étude. C'est d'abord celui d'associer intimement l'évolution de l'école du GandhAra aux dernières vicissitudes de l'art classique, ainsi que dans un corps homogène les pulsations du cœur retentissent aux extrémités. C'est ensuite celui d'élargir de l'un à l'autre Océan le champ des comparaisons légitimes, et de rapprocher, le cas échéant, non seulement les bas-reliefs de Lahore de ceux du Latran, mais les stèles d'Amarâvatî et de Bénarès des sarcophages et des ivoires du Bas-Empire, ou encore les peintures des grottes d'Ajantâ ou de Toueii-houang des mosaïques de Ravenne ou de Constantinople en passant par les fresques des églises souterraines de Cappadoce. Désormais nous nous refusons à nous étonner, Européens, de rencontrer dans les sanctuaires bouddhiques de l'Inde tous les dieux marins de la Méditerranée; Indiens, de retrouver sur la façade d'un tombeau élevé en Grande-Bi'etagne par un soldat palmyrénien à son épouse, une Catalaunienne, l'arche trilobée, inscrite dans un fronton, des temples du kaçmîr; Chinois, de reconnaître devant tel sarcophage romain, dans le monstre ([u'i avale, puis revoinit .louas, le dragon dont l'art extrême-

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oriental use et abuse. Enfin, nous n'hésitons plus à surmonter le sursaut d'incrédulité que d'a])ord nous cause le lait, pourtant attendu, d'un Agésilas dessinant des reliquaires au Gandliara, ou d'un Titus décorant les sanctuaires de la Sérinde à l'heure même où le Syrien Zénodore fondait un grand Mercure de bronze pour

l'.G. GoO. ViEIKiE IIOMANK ( cf. JJ. I 4 :! , 7S7).

Bibliothèque Nalioimh, Manuscrits latins n° loâSS. Muttic inférieure de la plaque it'ii'oire,

le temple dont les ruines subsistent encore au sommet du Puyde-Dôme. 11 s'est alors produit, à la faveur de la paix romaine, un brassage de peuples comparable à celui (jue nous voyons s'opérer de nos jours, grâce à la facilité et à la rapidité croissantes des communications'^'. Pratiquement le monde antique venait de doubler d'étendue. A la vérité, les géographes ne s'étaient enfin évadés du cercle étroit de la Méditerranée que pour imaginer à l'Orient une

''' Cf. ci-Jessu8 , t. II, p. 520 et siiiv., grecques Irouviîes ù Trêves proviennent 58o, n. 1 et 63i. — Signalnni eucure (],. gons d'Asie Mineure (///. l'iihrcr, le fait curieux que les quatre inscriptions p. /i-i), etc.

79/1 C<)N(]LLSIO.NS.

antre mer fermée. Mais un fait capital n'en subsiste pas moins, auquel on commence à peine à accorder l'attention qu'il mérite : l'Inde et même la Chine faisaient dès lors partie inlégiante de ce qu'on appelait VàiKOviiévrj-

Si l'art, visible et palpable, nous a lonini le commentaire le plus prompt (le la carte de Ptolémée, il ne faut pas oublier [)ar ailleurs que les idées aussi voyageaient, en même temps que les formes décoratives, le long des grandes voies commerciales qui menaient des colonnes d'Hercule au pays des Sinœ. Certes, nous avons vu, comme par une sorte de convention tacite, le Christianisme et le Bouddhisme se tourner le dos et marcher l'un à la conquête de l'Occident et l'autre de l'Orient : mais il va de soi qu'ils se sont rencontrés dans la zone indivise de l'Asie antérieure, patrie de cette gnose ù laquelle tous deux ont à la fois contribué et puisé. Tandis f[ue l'Église syrienne s'implantait dans l'Inde et que le nestorianisme suivait dans l'Asie centrale les traces de la Bonne Loi, la théosophie indienne pénétrait de son côté, à la faveur des échanges, non seulement à Babylone, mais à Alexandrie et jusque dans Home. Le syncrétisme qui éclate dans l'art existe aussi, non moins fécond mais plus caché, dans le domaine de la pensée religieuse. Un jour viendra où nous discernerons mieux ces mouvements d'idées : mois déjà il semble que nous devions distinguer deux grands moments. Le courant d influence qui. jusqu'au if siècle de notre ère, portait à l'Est de toute la hauteur de la science et de l'art helléniques, commence avec leur déclin, à partir du nf, à osciller, sinon même à refluer. Bientôt, ([uand avec les invasions des barbares se sera consommé le naufrage de la raison occidentale, ce sera le tour de l'Inde d'apporter au monde méditerranéen, retombé en enfance, une pâture à sa convenance dans la sagesse de ses contes et l'édification de ses légendes. C'est alors que des traductions pehlvies et syriaques feront entrer tant de fables et de fabliaux dans notre littérature européenne, et introduiront le Bodhisatlva sous le nom de Josaphat dans le martyrologe romain : si bien

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qu'enriii ou croira liouvei' des traces dinlliience bouddlii(|iic jusque dans les fresques du Canipo Santo de PiseC. Mais ce contrecnurant indien s'est produit trop tardivement pour intéresser l'objet de notre étude. Si nous le rappelons ici, c'est qu'il a l'avantage de nous conduire jusqu'à la fin du xiv" siècle, c'est-à-dire à la veille de l'apparition de Vasco de Gama devant Goa, et de la reprise des relations directes entre l'Europe et les Indes orientales. Aussi lias que nous descendions, aussi haut que nous |)uissions remonter, jamais nous ne trouvons trace de l'artificielle muraille qu'on s'était accoutumé à dresser entre l'Est et l'Ouest de l'ancien continent. L'Inde, ni même la Chine, n'ont pas attendu les temps modernes pour entrer dans le courant de la civilisation universelle. Nous ne saurions souiiaiter pour notre ouvrage de meilleur résultat que de porter le dernier coup aux préjugés surannés, mais toujours vivaces. qui ont trop longtemps borné le monde ancien à 1 horizon de la Bible et aux limites de l'Empire romain.

Que d'ambition, dira-t-on peut-être, et comme elle se sent bien des lieux qu'étudie spécialement l'auteur! Ne voilà-t-il pas un petit Gandbâra qui veut se faire aussi gros que le monde? — Qu'on nous raille, pourvu c[u'on nous écoute. Nous nous sommes honnêtement elforcé de garder une impartialité entière et de ne pas faire, selon le proverbe indien, comme le tisserand qui tin' toujours à soi le battant de son métier; ou du moins, si nous avons déformé quel([ue peu la valeur relative des faits, c'est seulement dans la mesure où il nous a fallu concenti'er la lumière des documents et l'attention du lecteur sur un sujet et un pays particuliers, au détriment des autres. Arrivé au terme, nous ne craignons pas de dire f|u'il serait ditllcile d'exagérer rinq)ortauce du rôle ([ue le Gandbâra, en vertu de sa situation géograpbi({ue, a joué dans l'histoire du Jàouddbisme et par suite de la civibsation générab- du

''' Cf. A. Grïnweiiel, Mifllinlogie, sant les splières l'appelle aussi par config. 2 (où se trouve reproduite la lameuse traste rrlle du démon eudirassanl les cavalcade). L'image du Christ einbras- -rKniesi de la transmigration.

Vieux inonde. Terre d'élection des artistes classiques et berceau ou séjour favori de maints grands docteurs bouddhistes, il a su tout d'abord donner leur forme définitive à la légende et à la figure du Maître, puis faire pénétrer dans le vieux salutisme de l'Inde centrale l'esprit nouveau qui soufflait de l'Occident. Au point de vue des idées comme de l'art, il est vraiment la tête orientale du pont qui reliait le bassin de la Méditerranée à tout l'Extrême-Orient. Aussi est-il du moins un mérite qu'on ne lui contestera pas : c'est d'avoir facilité de nos jours l'initiation du public européen à l'intelligence de l'art bouddhique de l'Asie. Ses détracteurs euxmêmes en conviennent, et peut-être après cela ont-ils mauvaise grâce à lui reprocher son caractère hybride et, pour le définir d'un mot, eurasien. Là gît au contraire pour nous son intérêt essentiel. Du point central d'observation que nous avons choisi, il nous est nettement apparu que l'Orient et l'Occident ne sont pas, comme on l'a trop répété, séparés par un abîme infranchissable. Déjà ils se sont rencontrés et ils se rencontrent encore. Non contents d'avoir développé la même morale, nous les avons vus communier sous les espèces de l'art comme nous les voyons faire aujourd'hui sous celles de la science. Et la raison en est simple. C'est qu'en dépit de toutes les difFérences de temps, de lieux et de races, il n'y a qu'une science, qu'un art, qu'une morale, parce qu'il n'y a au fond qu'une humanité.

TAIÎLI-: DES ILLUSTRATIONS.

Planche II. Slatue du Biulilha (frontispice).

Pa^es.

l''ig. 301. Le retour de Chandaka et de Kantliaka (cf. I , p. Sfiy-.^liM) ç)

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