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CHAPITRE IV

Le 14 février 1880, M. Ulysse Parent fit un rapport en réponse à cette demande. En voici les principaux passages :

« La forme du vaisseau qui figure sur notre écusson

Fig. 2} 7.

n'a jamais été déterminée ; elle a varié de siècle en siècle et a même pris plusieurs fois en un siècle les aspects les plus divers. On ne saurait s'en plaindre, puisque ainsi un champ plus vaste a été laissé à l'imagination et au goût de l'artiste sculpteur ou peintre chargé de le reproduire sur la toile. Quant à la suppression des fleurs de lys (sic) qui surmontent l'ccusson, il y a là une sorte d'anachronisme à voir figurer dans les armes d'une

ville essentiellement républicaine un emblème rappelant les traditions monarchiques. Mais les fleurs de lys (sic) représentent l'unification des provinces françaises soumises à une autorité nationale... »

Ce rapport concluait au maintien de l'écu de la ville de Paris sans modification, il fut adopté, et le conseil municipal décida qu'il n'y avait pas lieu de modifier le blason municipal.

Autrefois, il n'était pas permis aux particuliers, quels qu'ils fussent, d'employer les armoiries d'une ville pour en faire une enseigne commerciale.

Ce droit était très rarement accordé par les officiers municipaux, et nombre de corporations ouvrières se virent refuser l'autorisation de s'en servir.

En 1 78 1 , le 22 avril, un sieur Joseph Court, maître ramoneur, demanda la liberté de faire sa résidence à Bernay, ainsi que ses enfants, avec la permission de porter les armes de la ville à leurs chapeaux ou bonnets ou à leur boutonnière.

Cela leur fut accordé spécialement 1 .

Au début de la Révolution, les armoiries communales reprirent un éclat nouveau sous le souffle d'indépendance qui agitait alors la France. Ces emblèmes, considérés à juste titre comme des témoignage de gloire et de liberté, furent exhibés avec plus d'enthousiasme que jamais.

Toutes les villes tinrent à honneur d'orner de leur blason les drapeaux de leurs gardes nationales, les boutons de leurs habits, etc.

1. Documents inédits sur les armoiries de la ville de Bernay, E. Vauclin, 1881.

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