‹ L'art héraldiqueChapitre 119 sur 150 · CHAPITRE VIII. ' ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. ' ai

de guerre qui est Montjoie Saint-Denis, et sommé

d'un panonceau ou oriflamme ondoyant semé de

3a8 L'ART HÉRALDIQUE.

France, attaché au bout d'ane pique, au-dessus de laquelle est un ruban volant où est écrite la devise de France : Lil'xa non laborant neque nent.

Il faut se garder des élucubrations des héraldistes courtisans des siècles passés qui ont voulu faire remonter l'origine du blason jusqu 1 àla première année du christianisme.

Dans un recueil d'armoiries imprimé à Nuremberg en 1657, on voit les armes de Charlemagne et de ses huit successeurs: d'or, à l'aigle de l'empire et de France sans nombre.

C'est une pure mystification, je le répète une fois encore; il n'y a pas trace d'armoiries réelles avant le commencement du xi e siècle, et tous les soi-disant blasons antérieurs à cette époque doivent être considérés comme apocryphes.

Je disais que nombre de familles portent des fleurs de lis sur leur écu; il ne faut pas croire que ce sont les maisons les plus importantes qui ont ce droit, car nous voyons un simple greffier de l'Hôtel de Ville de Paris, un prévôt des marchands et plusieurs autres personnages de très modeste état, gens de robe pour la plupart, porter des fleurs de lis. On en rencontre aussi sur des écus d'Angleterre, d'Allemagne, d'Italie, de Hollande, d'Autriche, de Suède, d'Espagne, de Portugal, de Suisse, de Bavière, de la Saxe, mais surtout sur ceux d'Allemagne et d'Angleterre.

La forme de la fleur de lis a varié.

Mince, allongée pendant le moyen âge, à partir de 1430, elle devint plus large et moins haute; sa partie inférieure est longue, et sa partie supérieure a davantage

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