SI
pierreries, surmonté de quatre grosses perles ; entre chacune dalles est une perle plus petite posée un peu plus bas (fig. 194).
(Il est bien entendu que ce sont les couronnes réelles que je décris ; mais dans le dessin d'un blason montrant
F'g. 193- *ig. 19*.
les couronnes posées de face, on ne voit que trois demicercles à la couronne de prince, trois fleurons et deux demi à la couronne de duc, un fleuron, deux demi et deux trèfles de perles à celle de marquis, neuf perles à la couronne de comte et trois grosses perles et deux petites à celle de vicomte.)
La couronne de baron ou plutôt le tortil, c'est son nom, se compose d'un cercle d'or enrichi de pierreries, entortillé d'un collier ou chapelet de perles moyennes.
La couronne de vidame se Fig. 195.
compose d'un cercle d'or orné
de perles et surmonté de quatre croix pattées (dont celle du milieu visible et les deux autres visibles par moitié).
La couronne de chevalier-banneret consistait en un cercle d'or orné de perles.
Il faut aussi noter la couronne à l'antique qui surmonte les têtes de lions, de léopards, et qui meuble parfois les écus. On la trouvera ci-dessous (fig. 196).
ronnes, qui viennent d'être énumérées, subsistèrent jusqu'à l'avènement de Napoléon I er au trône impérial.
Il voulut avoir une couronne spéciale et s'en fit faire une composée d'un cercle d'or enrichi de pierreries, surmontée de huit aigles essorant et fermée par huit demi-cercles qui soutiennent un globe. Cette couronne, qui était disparue avec son créateur, reparut avec le second empire. (Voir la fin du chapitre.)
Les lambrequins (du vieux mot lamequins) sont des ornements composés de festons d'étoffe, qui sortent de derrière le heaume et paraissent se dérouler de chaque côté de l'écu.
Ils représentent la cape que les anciens chevaliers mettaient sur leur casque pour les garantir du soleil et de la pluie, et en même temps pour amortir les coups.
Les anciens héraldistes les appelaient capelines, lorsqu'ils conservaient leur forme primitive; lambrequins, ceux qui, plus profondément découpés, présentaient l'aspect de bandes flottantes, et hachements ceux qui, étant découpés, étaient en même temps ornés de broderies ou de cordons de perles et de pierreries. — Les lambrequins sont seuls demeurés.
Fig*. 196.
Une ordonnance de Philippe le Bel, datée de 1294, défendit aux bourgeois et bourgeoises de porter ni couronnes d'or ni couronnes d'argent.
Les diverses formes de cou-