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CHAPITRE III. is

Nos artistes les représentent par des pièces d'étoffe ressemblant à des feuilles d'acanthe qui pendent de chaque côté de Vécu et qui sont attachées derrière le casque.

Le fond et le gros des lambrequins en feuilles déroulées doivent être du même émail que le champ de Técu, et les bords ou extrémités des feuilles doivent se composer des émaux des pièces qui chargent le champ.

C'est la seule règle héraldique à suivre.

Quant à la forme précise des découpures, elle est réservée au caprice et au goût du peintre.

Inutile d'ajouter que nos peintres et nos dessinateurs français savent toujours leur donner une élégance toute particulière.

Le cimier est la partie la plus élevée des ornements extérieurs de Técu.

Il se pose au-dessus du heaume ou casque.

C'est l'ornement héraldique du timbre, comme le timbre est l'ornement de Vécu.

L'Allemagne — on le verra plus loin — abuse du cimier qu'elle prodigue au delà de toute mesure.

En France, il est beaucoup moins en usage qu'il l'a été jadis, et cependant on voit encore nombre de casques ornés comme cimiers'de plumes, de panaches, d'animaux, de monstres chimériques, de sirènes, de bustes ou de têtes d'hommes, de vols ou demi-vols, de dextrochères et de sénestrochères armés, etc.

Les pièces honorables ne peuvent jamais être employées comme cimier. Le fait contraire est toujours une dérogation aux règles de l'art héraldique.

Les rois de France, jusqu'à François I er , ont porté pour cimier une double fleur de lis.

Les cornes, signe de puissance, se remarquent particulièrement comme cimier sur les blasons de Bretagne, d'Anjou et de Bourgogne.

La devise héraldique est une courte sentence, une phrase, deux mots quelquefois, qui se placent sur une banderole au bas des armoiries.

Il ne faut pas confondre la devise avec le cri d'arme ou de guerre qui se place au-dessus du casque ou de la couronne, et qui s'exprime par une clameur, une invocation, une bravade, un défi, une exhortation.

La place la plus ordinaire du cri d'arme, je le répète, c'est au cimier; mais il arrive parfois que, par erreur ou par caprice, on confond la place du cri avec celle de la devise.

Celui qui blasonne ne peut le savoir, mais il doit toujours se retrancher derrière cette règle absolue : c'est que le cri est au-dessus de l'écu et la devise au-dessous.

Les supports et les tenants sont les figures d'hommes, d'animaux ou d'êtres chimériques quelconques, placées extérieurement aux flancs de l'écu qu'elles semblent supporter ou tenir.

Les supports sont toujours des animaux et quelquefois des êtres inanimés, tandis que les tenants sont des hommes, des anges, des moines, des sauvages, des personnages nus ou vêtus de costumes, d'uniformes; les maures, les sirènes et toute figure à forme humaine sont désignés comme tenants.

Les animaux, employés comme supports, sont souvent des lions, des léopards, des chiens, des aigles, des

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