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CHAPITRE III

En Angleterre, c'est Tordre de la Jarretière qui en-

Fig. a;7.

toure Técu; il est représenté par une jarretière bleue brodée en or avec la devise: Honni soit qui mai y pense.

Au reste, chaque nation a ses ordres; mais tous ne figurent pas dans les armoiries du pays. C'est généralement le plus important qui est représenté.

La cordolière qui entoure l'écu des veuves est en soie noire et blanche entrelacée. On attribue l'institution de cet usage à Anne de Bretagne, lorsqu'elle devint veuve de Charles VIII. Cependant il paraît qu'en 1440 le duc de Bretagne François I" mettait de chaque côté de ses armes deux cordelières (fig. 197).

D'un autre côté, en 1470, Louise de la Tour d'Auvergne, veuve de Claude de Montagu, prit pour devise une cordelière à nœuds déliés et rompus, avec ces mots : J'ai le corps délié.

Quoi qu'il en soit, c'est au xv* siècle que remonte le premier emploi de la cordelière autour des écus.

Lorsque les veuves contractent un nouveau mariage, elles font disparaître la cordelière; ce qui explique pourquoi d'anciens portraits de femmes portent à l'angle gauche du tableau un blason entouré d'une cordelière, qu'on ne retrouve plus sur le portrait de la même personne remariée.

Il arrive que parfois l'amateur ou l'artiste est tout étonné de voir un blason français dont l'ornement extérieur et même certaine disposition de pièce à l'intérieur lui sont inconnus, c'est qu'il se trouve en face d'un blason arrangé selon le goût de l'empereur Napoléon I er , qui s'entendait mieux au métier des armes qu'à celui des armoiries.

Aussitôt qu'il fut empereur, il n'admit en héraldique qu'une seule couronne : la sienne; toutes les autres durent disparaître chez les membres de la noblesse

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