CHAPITRE IV
son de la ville du Havre : de gueules, à la salamandre contournée d'argent, couronnée d'or sur un brasier du même, au chef de France, entouré d'ornementsqui n'ont rien d'héraldique.
Sous l'ancienne monarchie , un certain nombre de cités avaient le privilège d'être représentées par leurs maires au sacre des rois de France dans la cathédrale de Reims.
Elles étaient appelées bonnes villes et portaient de ce fait dans leurs armes un chef d'azur, à trois
fleurs de lis ou semé de fleurs de lis d'or, ainsi qu'on le voit par ce blason de la ville de Rouen :
de gueules, à V agneau pascal d'argent, la tête contournée tenant une croix d'or, à la banderole d'argent chargée d'une croisette d'or; au chef cousu de France.
Quelques villes prirent le chef de France sans avoir le titre de bonne ville; telles :
Meaux> qui porte : parti: de gueules et de sinople, à un M d'or gothique brochant et un chef de France ancien; — Auray, qui a pour armoiries : de gueules, à une her-
Fig. 233 bis.
mine passant d'argent, colletée d'une e'charpe d'hermine flottant sur ses épaules; au chef cousu de France. Cela dura jusqu'à la Révolution.
Un décret du 22 juin 1804 fixe à trente-six le nombre des bonnes villes : Aix, Anvers, Bruxelles, Gand, Liège, Genève, Mayence et Nice en faisaient partie.
Hg- Fig. ajs.
Un second décret du 17 mai 1809 régla que désormais aucune cité ou corporation ne pourrait prendre d'armes qu'après en avoir obtenu l'autorisation de l'empereur.
Les villes furent partagées en trois classes, dont chacune eut un signe héraldique intérieur et un ornement extérieur particulier.
Celles du premier ordre : bonnes villes queies maires représentaient au sacre, chef de gueules, chargé de trois abeilles d'or.
Villes de deuxième ordre, dont les maires nommés par l'empereur n'assistaient pas au sacre : franc-quartier à dextre d'ayir, chargé d'une N d'or surmontée d'une étoile rayonnante du même.