L*ÉCRITURE DES FORMES OU DESSIN
Le dessin, graphisme des formes extérieures et sensibles, s'opère par trois procédés partiels qui iont : la ligne, le modelé et le clair-obscur. La igné est le plan en largeur et hauteur d'une 'orme, quant à son profil.
Le modelé est la mensuration en profondeur et ;n saillie des parties d'une figure.
Le clair-obscur est la proportion graduée d'une umière sur une figure ou un ensemble de îgures.
La ligne en soi, aussi abstraite que l'alphabet, l'existé pas dans la nature ; littéralement, c'est an idéogramme, le hiéroglyphe qui pour l'intelligence humaine traduit le monde sensible ; c'est lonc la partie la plus élevée, la seule indépendante le la technie et où le génie se peut montrer ; tout e reste appartient au talent. Si les formes n'étaient ]ue des surfaces plus ou moins planes, la ligne suffirait à les exprimer ; mais les formes, comme toute substance, occupent un espace sous les trois iimensions. Voilà pourquoi cette définition seule i^aut : le dessin est l'art d'écrire, au moyen des [ormes vivantes traitées par le procédé abstrait ie la ligne, augmenté du modelé.
Il est donc illogique de considérer le dessin somme une partie de la peinture, puisqu'il la
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génère. Esthétiquement, le modelé suffit à exprimer les courbes et les rondeurs des formes.
Le corps humain est la principale et devrait être la seule matière où le dessin s'appliquât. L'homme ou microcosme incarne la synthèse de l'univers ou macrocosme, il est l'apogée du monde sensible ; il semble, d'après le texte de la Genèse, que toute la création animale n'ait été qu'une échelle ascendante pour aboutir à l'homme.