A LA MÉMOIRE D'OSCAR LE PACIFIQUE
Prié par mon ami M. de Son dé relire sa traduction française du Testament d'Oscar II roi de Suède, fai été stupéfait de découvrir un autre Marc Aurèle augmenté de toute la sensibilité chrétienne.
Je sais mal son histoire. En 1905 il ne voulut pas la guerre contre ceux du Nord ; et au cours de son règne il sacrifia sa7is cesse la gloire à la sagesse, Vambitlon à la justice : il aima la Paix, comme François d'Assise aima la pauvreté : ce fut un grand roi selon l'Ecangile, un véritable pasteur d'hommes et parmi les monarques philosophes, il apparaît comme le plus grand.
« Ecoutons la voix de notre conscience. La vie n'est qu'un prologue et ses joies mêmes ne sont que le pressentiment de la pure béatitude. Donnez mol votre main, quel que soit votre réce, et ne disputons pas sur ce que l'humanité ignore. »
Ainsi s'exprime le roi des Goths et des Vandales, dans son admirable désir d'une paix que dépasse les matériels conflits et s'étend jusqu'au for intérieur.
Toutes les magnanimités qu'on admire chez Tolstoï, a Vétat fébrile et incohérent, le roi Oscar nous les offre plus pures, plus sereines et même plus lyriques.
Ce fut un poëte, un grand poète idéaliste, que ce prinee, vraiment très chrétien, dans toute la réalité de l'expression : et comme les gens de la politique comprendront difficilement son magnifique idéalisme, il appartient aux écrivains de célébrer sa mémoire. J'apporte ici mon hommage à ce génie de lumière.