‹ L'art idéaliste et mystique: précédéde la réfutation de TaineChapitre 29 sur 48 · DB LA NATURE · texte numérisé non relu

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étendus, merveilleux modèles, en changeant la tète et rhabit. Depuis un demi-siècle, on tente de persuader à Tartiste de se restreindre à reproduire l'ambiance. Les journalistes, ces éphémères de l'éphéméride, par un instinct semblable à celui que Ton attribue aux damnés, ont crié à Thomme des Beaux-Arts : c Fais comme nous, fais des croquis, des pochades ; sois le reporter de la couleur et de la bosse » et beaucoup ont cédé à la folle invite.

Il faut vivre et penser hors du temps, dans l'abstrait, et pratiquer TindifFérence à Tégard du milieu.

Par quel mépris de l'artiste a-t-on voulu le ravaler jusqu'au rôle d'historiographe des formes ; on lui a dit que ses œuvres seraient plus tard des documents. Ah ! le beau laurier que voilà ! Vraiment Phidias et Léonard de Vinci n'ont pas pensé s'abaisser à reproduire les visages grecs et les modes florentines ; ils ont créé selon l'éternelle beauté des formes, qui expriment le Divin. Par quelle aberration^ le dessinateur contemporain dépourvu de tout orgueil, sans souci de la dignité de son art, se résout-il à doubler le triste emploi du journaliste par celui de photographe en couleur.

L'objectif, au reste, défie la concurrence et, si

l'art idéàu^tb et mtstique

quelque riche était spirituel, avec des figurants, un costumier et un grand appareil, on ferait les tableaux d'un salon annuel, mieux !

La mysticité, c'est-à-dire le goût de l'inconnu, doit rayonner dans l'œuvre d'art, et non la contemporanéité.

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