‹ L'art idéaliste et mystique: précédéde la réfutation de TaineChapitre 5 sur 48 · PÉLADAN · texte numérisé non relu

PÉLADAN

Je suis entré dans les lettres, par l'esthétique, et dans l'esthétique, par cette première phrase :

€ Je crois à l'Idéal, à la Tradition, à la Hiérarchie JD c'était en 1882, je revenais de Rome, Le Salon de Paris me stupéfija.

Les artistes m* apparurent dans une telle détresse, ignorants ou bien oublieux des lois de Fart (sans lesquelles nul n'a jamais œuvré), que je me donnai la mission de leur montrer la craie voie qu'ils avaient quitté, à leur plus grand dam.

Derrière le Réalisme se dressait le Matérialisme,

monstre colossal. H y eut scandale, comme il advient chaque fois que le zèle échoue.

Mais, comme idéalement rien ne se perd, les esthètes profitèrent de l'enseignement offert aux artistes.

La parole adressée aux créateurs fut entendue des admirateurs, qui acceptèrent, en grand nombre, de purifier leur goût et d'élever leur jouissance.

G'esi pour eux, pour les mystes de la Beauté qu'on réimprime L'Art idéaliste et mystique.

L'édition de 1 8 q4 portait la trace de la hâte et contenait quelques expressions de combat, sinon injustes, du moins oiseuses aujourd'hui,

ix Laréfutation esthétique de Taine:^ sert d'introduction à cette esthétique inspirée par la contemplation des chefs d^œupre. Elle ne se flatte d^ aucune originalité, mais d'une piété sincère ençers les maîtres,

Tai rencontré, dans des ruines éPAsie, un parsi qui entretenait le feu sacré, sans acolyte, sans témoin, pour que le rite séculaire ne fut pas aboli.

J'imite cet homme, simple et entêté.

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