‹ L'art indienChapitre 150 sur 160 · LES. TISSUS · texte numérisé non relu

LES. TISSUS

métiers indigénes est ouvrée sur place ou envoyée,. dans la haute vallée du Gange; aux riches cités du nord-ouest?. En Assam, on fabrique et on porte des vétements faits avec la soie pure des vers élevés dans le pays. C’est que 1a prévaut la tradition indo-chinoise.

Les beaux brocarts sont des produits de Bénarés (fig. 153) et du Guzerat (fig. 152), ou l’on teint aussi merveilleusement des robes de femmes, suivant les procédés indiqués plus haut, avec des dessins détachés sur des tons dégradés ou tranchés suivant la région du corps que recouvrira le tissu. Les soies imprimées viennent surtout de Surate. Quant aux espéces différentes de soieries courantes, comme les sortes rayées nommées mashrus qui, recouvertes d’un enduit vernissé leur laissant la souplesse, constituent les shujas khanis de Bhawalpour, comme les susis, leur seule énumeération exigerait des pages.

Nous avons dit que les brocarts ou kinkobs étaient originaires de Bénares et du Guzerat, mais les soies brochées d’or et d’argent de Tanjore, les mashrus figurés du Dekkan, les ruperis et soneris aux larges trames d’or battu, de Murshedabad, ne leur sont en rien inférieurs.

L’industrie de la soierie est encore en pleine prospérité dans le Penjab, ou on met en ccuvre les produits de Bockara et du Khoracan et aussi les soies indigenes. Les principaux marchés sont Amritsir et Moultan. Les teintures sont presque toutes végétales, mais on emploie aussi la cochenille, qui, mélangée avec les fleurs du

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