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ET SEPTENTRIONALE. — STYLE INDO-ARYEN

Comme le déclarent les maitres de l’hindouisme, le style indo-aryen a une origine énigmatique. « Ses formes originales ne suggérent pas de comparaison ni de rapprochement. Le contraste avec le style dravidien est si complet qu’il parait voulu et cherché. La différence de langue entre les deux régions n’est pas plus profonde que la différence d’architecture. L’une éléve la pyramide du temple en étages, l’autre lui donne une. forme curviligne; le déme, régulier dans Vune, manque réguliérement a l'autre; le temple dravidien a son porche 4 piliers fouillés et sa salle aux mille colonnes; le temple indo-aryen n’a pas de colonnes; le premier comporte un vaste développement de constructions, le second est réduit au sanctuaire proprement dit. Le temple du nord est en général carré & Vintérieur, mais souvent modifié a Vextérieur par une addition de-projections paralléles ; en avant, un porche, de forme a peu prés cubique aussi, est surmonté d’un toit pyramidal. Parfois on ajoute a la construction. deux salles supplémentaires :

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la salle de spectacle (natya mandira), et le réfectoire (Choga mandira) *. » :

Les temples de la province d’Orissa peuvent étre pris comme exemples de cette architecture néo-brahmanique ou indo-aryenne. Il semblerait que leur structure massive, l’absence ou le petit nombre de colonnes, répondent a la nature du pays, ou les tremblements de terre sont si fréquents. La, les architectes se sont appliqués a faire les murailles encore plus épaisses que celles des pagodes dravidiennes, comme nous l’avons dit plus haut. La fameuse pagode de Vichnou Jagganatha, a Pouri (fig. IQ) compte parmi les monuments, sinon les plus anciens, du moins les plus vénérés de toute l’Inde. C'est le fameux temple de Djagérnaut ou les pélerins fanatiques, daprés une légende aujourd’hui controuvée, se faisaient écraser par le char

1.58. Lévi, loc. cit. aede Pp. 708, col. 2.. Les Hiadous clas- sent leurs temples dapres les idoles qwils y adorent. Le mandira est dédié au. lingam et porte un double tit. Le Deula, ‘consacré a Vichnou Jagganatha, porte ’image de Garuda (fig. 50) sur son pinacle. Le temple de Siva porte le Yrisula sur le sien (fig. 3); celui de Vichnou, le Zchakra ou roue. Le Pancha- Ratna ou joyau de cing gemmes, dédié a Vichnou, porte quatre tourelles autour de sa tour centrale. (On y adore Vichnou sous. ses diverses formes de Krichna.) Le. Nava-Ratna (joyau de neuf gemmes), est le temple de Vaisnava, avec son toit double a huit tourelles étagées autour de la tour centrale. Le Vichnou-Mandira et le Chandi-Mandira sont des petits temples a toit plat consacrés, a, Vichnou, a Dourga ou Kali. Le Yora-Bangala est formé dé deux temples a toits doubles accolés; il est consacre a divers dieux. Le Rasa-Mancha est un temple octogone a huit tourelles, consacré a Krichna. Le Devalaya est un ensemble de temples inclus dans un. tracé carré. Cf, Birwood, Industr. ‘Arts, t. Ul, Di cl2 2. :

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. sacré; on s’accorde assez généralement 4a le dater

du xi® siécle de notre ére. Mais il présente un grand. —

intérét parce qu’il reproduit, ce sémble, assez fidélement les

plus vieux . temples °

hindouistes, qui. devaient valoir plus par le caractére imposant de leur masse que par leur élégance. D’ailleurs les restaurations malheureuses, comme les couches de peinture rouge, n’y ont point été ménagées.

Les murailles sont faites de pierre merveilleusement appa-

reillée, de telle sorte .

qu’on n’a pas eu besoin d’employer le ciment pour unir entre eux les blocs de grés, soigneusement équarris et reliés, par places, au moyen de crampons en fer.

Comme dans tous

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