FIG. 20. — GRAND TEMPLE DE BHUWANESWAR
gardée par deux monstres ailés, assis, sculptés en pierre, et qui semblent saluer le soleil levant. La -pyramide centrale surmonte le sanctuaire, cubigque puis octogonal par l’adoucissement des saillies cételées qui accompagnent cette pyramide et s’unissent a son sommet par une courbearquée, comme a Bhuwaneswar (fig. 20), sous le turban terminal qui forme un enta-
x° siecle; celui de Bhagavati, du 1x°, etc. Cf. Le Bon, id., ibid., p--216):
By L’ART. INDIEN.
blement circulaire 4 moulure arrondie et verticalement cannelée.
La pierre la plus employée pour la construction des temples de l’Orissa, — et ils se comptent par centaines, — a toujours été le grés, parfois le granit rouge ou noir, Certaines pagodes ont des architraves en fer forgé, comme on l’observe a Kanarak, ou se dressent les ruines de la pagode noire non moins fameuses que celles de Bhuwaneswar. De cette pagode noire « on apercoit de la mer la haute tour pyramidale se dressant isolée au milieu du delta plat et sablonneux de la Mahanadi? ». Construit en 1236 par Narsing Deo, ce temple.ne posséde plus aujourd’hui que son porche pyramidal, dont la porte rectangulaire, tres haute, est entourée de sept liteaux sculptés courant tout autour et dont les ornements courants, différents sur chaque bande, commencent a leur pied par une petite figure formant cariatide. Au-dessus de la porte, six petits bas-relief a personnages occupent le milieu des liteaux. ;
Cette surcharge des éléments décoratifs est une des caractéristiques de l’architecture en ces régions. On
peut faire souvent le méme reproche aux monuments
modernes hindous, dont il convient de faire une courte mention, Mais avant de les juger, nous devons parler encore des divers autres courants artistiques qui sont venus influencer Dart indien, On remarquera que, pour les édifices de l’Orissa, le style djaina a fourni
1. L, Rousselet, loc..cit., p. 762. La pagode noire de Kanarak date du x® siécle ap. J.-C. Cf. Le Bon, Czvilisations, p. 273, fig. 104.
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L’ART HINDOUISTE. 8s
plus particuliérement les modéles. Ceci se comprend d’autant mieux que cette province abonde en temples consacrés a d’autres cultes que l’hindouisme’. C'est ainsi que, non loin des ruines de Bhuwaneswar, se
FIG, 21... — LE GAYAN BAPI DE BENARES,.
trouvent les grottes bouddhiques d’Oudghiri, de Khan-. daghiri, d’Asvastouma, dont le rocher est célebre par une inscription d’Acoka, etc.
1. Il est souvent difficile de deépartir exactement les productions architecturales hindouistes et djainas, d’autant plus que les Hindous ne se sont jamais fait faute de désaffecter les pagodes djainiques comme les grottes et sanctuaires. bouddhiques. Ainsi les beaux temples de Kadjuraho (fig. 22), ont ete attribués par certains auteurs, comme bien des monuments du
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