III
LE STYLE CHALUKIA
Comme nous l’avons dit, les temples du style chalukia ou chaloukya, sont élevés sur une plateforme ow ils s’étendent suivant un plan qui affecte la
Radjpoutana, tant6t aux Djainas, tant6t aux architectes indoaryens ou, pour mieux dire, néo-brahmaniques. Comme beaucoup dautres magnifiques édifices de Gwalior, Oudeypour, Bénarés (fig. 21) et Binderabound, a Kantonagar, prés de Dinajpour, ces temples de Kadjuraho ressemblent, bien qu’indo-aryens, a ceux des djainas. Ils datent du x® siecle de notre ére. L’are particulier qu’on remarque dans les pavillons annexes de ces constructions comme dans beaucoup d’autres, au Bengale, au nord de l’Inde, est, d’aprés Fergusson, « dérivé du toit curviligne dont les Bengalis ont appris a couvrir leurs maisons par Vemploi des bambous recourbés destinés a soutenir les tuiles ou toute couverture de la toiture ». Et Birwood ajoute qu’il existe au South Kensington Museum une chasse byzantine dont le couvercle en toit est pareillement dispose. Les données que l’on posséde sur les origines de ce style indo-aryen sont, nous ne saurions trop le répéter, absolument précaires. D’aprés Fergusson, la solution du probléme dépend de-la découverte de quelque temple antique qui fournira, dans sa. simplicité primitive, VPexplication du secret. C’est sans doute sur le grand plateau de J’Asie centrale, d’ou sortent la Sona, la Mahanadi et la Nerbuddha, et qui est un des principaux centres des tribus— aborigénes de I’Inde, que l’on trouvera la clef du mystére. D’aprés le savant anglais, l’exemple le plus ancien, le plus caracteristique du style indo-aryen, est le temple de Pittakul, prés de
* L’ART HINDOUISTE. | 87
forme dune étoile. Construits par les dynasties qui