‹ L'art indienChapitre 34 sur 160 · FIG. 22. — TEMPLE DE KADIJURAHO · texte numérisé non relu

FIG. 22. — TEMPLE DE KADIJURAHO

tinrent a une époque allant du vie siécle ap. J.-C.

Badami (présidence de Bombay), et aussi les temples de Badami, taillés dans le roc, et datant entre 500 et 750 ap. J.-C, « Pérjode synchronique de la portion indo-aryenne des séries des caves bouddhistes, djainas, indo-aryennes et dravidiennes, observées a Ellora. » Et encore dans le temple également taillé dans le roc a Dhumnar (Radjpoutana), qui est le seul exemple connu d’un travail « ot les architectes indo-aryens aient tenté de rivaliser avec les dravidiens par l’établissement d’un temple extgrieur monolithe, entierement taillé A le roc ». Cf. Birwood, Jndustrial Arts, I, p. 121. 4

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au xIv°, mais avec de nombreuses vicissitudes, le Dekkan tout entier, ils offrent les magnifiques modéles @’un art ot la pierre se préte avec une étonnante souplesse « aux caprices et aux débauches d’une imagination luxuriante, émancipée de la froide raison? ». Tels se présentent, aux yeux du voyageur charmé, les temples ruinés d’Hullabid, de Warangal, de Somnathpour, de Baillour, avec leurs toits coniques montant par divisions étagées.

C’est a Hullabid, ancienne capitale de la branche Belala, dans le Mysore, que l’on trouve le plus bel exemple de cet art chalukia. Et cependant, ce magnifique édifice, aujourd’hui en ruines, ne fut jamais achevé. Sa construction ‘fut arrétée, vers 1310, par Pinvasion musulmane, Le temple d’Hullabid est .double.. Autour de sa terrasse, haute de six pieds, courent des frises sculptées. D’abord, deux mille éléphants marchent a la file, « suivant toutes les sinuosités du plan fondamental en étofle? ». Au-desstis de cette frise, une autre avec des lions, puis une autre chargée de rinceaux, puis une frise avec des cavaliers, puis encore une frise ornée de volutes, puis enfin une derniére frise 4 rinceaux, L’ensemble est surmonté par une frise représentant les exploits de Rama, conquérant de Lanka. Mais, entre cette frise et la corniche dont la balustrade est formée de panneaux chargés de figures sculptées, s’étagent deux bandes ow sont ciselées des bétes fantastiques. Des fenétres s’ouvrent au-dessus des dalles en créneaux réguliers de la corniche, sépa-

1. Sylvain Lévi, loc. cit., Inde, p. 708, col. 1. 2. Birwood, Industr, Arts, 1, p 1109.

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rées par des pilastres saillants hauts d’environ six’

pieds, avec des figures humaines, ‘dieux, déesses ou apsaras du panthéon pouranique. Les tours pyramidales . que comportent les temples de ce style, n’ont ici jamais ete elevees.: 6

Outre les temples chalukias précités du Mysore, on compte encore ceux de Buchropully, prés d’Hyderabad, et de Kammancondah ou Warrangal, dans le Nizam. |

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