E.iSénart, loc. cit; 9p. So
L’ARCHITECTURE CIVILE: ot
tant de merveilles, comme elle les pousse encore vers les pélerinages aventureux a travers des lieues de pays, que ce soit pour adorer les idoles au fond des sanctuaires, ou pour recueillir eau du fleuve sacré. Mais dans leurs palais, dans leurs forteresses, les architectes ont toujours tendu vers un méme objectif de richesse,
de grandeur et de majesté.
Le premier point 4 remarquer est l’absence de tombeaux monumentaux. Si lesAryens primitifs enterrent leurs morts, ils se contentent de signaler la tombe par un tertre, comme l’indiquent expressément les Védas : « Que la terre se souléve pour toi. Je forme ce tertre pour que ses ossements ne soient point blessés... ». Mais, jusqu’a ce que la civilisation musulmane change en certains points les mceurs, les Hindous enterrent ou brilent leurs morts, mais ne leur élévent pas de tombeaux. Le corps, placé sur le biicher, est livré aux flammes. « Bientét le corps apparait comme une masse incandescente; & ce moment, si le défunt est un Brahmane, son fils s’approche, armé d’une massue de fer, et fend le crane d’un seul coup, pour permettre a lame de s’échapper. Ce dernier devoir rempli, il va rejoindre le cercle des amis qui, accroupis sur le haut . du mur (du cimetiére), causent tranquillement de leurs affaires ou fument leur houkah. Quand tout est réduit en cendres, on arrose l’emplacement, et l’on jette les quelques restes calcinés dans un coin ou 4 la mer!, » Que ce soit A Bombay, a Calcutta, 4 Bénarés, c’est le méme rituel. Dans ce dernier lieu, on est heu-