L. Rousselet, loc. cit., p
92 f L’ART INDIEN.
reux de mourir, parce qu’on est ainsi sir de voir ses débris livrés aux,eaux sacrées du Gange. Au centre de la ligne des quais, devant l’escalter monumental du Manmeneka, est le saint des saints, emplacement ou les bichers brdlent sans cesse : « On est a demi suffoqué par la fumée épaisse et fétide qui plane au-dessus en un déme bleuatre. De tous cétés, les bichers lancent leurs longues fammes, dont les crépitements sont accompagnés de bruits sinistres; les ouvriers de ce funeébre lieu, le corps nu, noirci par la suie, véritables démons, agitent les foyers au moyen de longues barres dé fer ou y lancent des pots d’huile. A chaque pas, on — trébuche contre des ossements, on enfonce dans cette cendre humaine, encore brilante, qui, entassée en ce point depuis des siécles, forme une couche de plusieurs metres de profondeur...? »
Toutefois les cendres des grands personnages, des princes régnants, ne furent et ne sont-elles point ‘encore soumises a de telles profanations. C’est ainsi qu’a Oudeypour, dans le Radjpoutana, existe la nécropole royale qui forme le fameux sanctuaire du Maha Satti. Nousre produisons une des tombes (fig. 23), dont le caractére général est djaina. L. Rousselet, qui les visita au mois de janvier 1864, non content d’avoir donné des plus remarquables entre ces monuments d’excellentes figurations, en a tracé une trés fidéle description, que nous lui empruntons.
« Une partie de emplacement de l’ancienne cité est recouverte par le cimetiére du Maha Satti, mot qui