L. Rousselet, loc. cit., p
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porte, celle-ci parfois accompagnée de croisées percées en baies carrées. La ligne droite est l’élément essentiel, rarement les architectes ont-ils employé les lignes courbes chéres aux Musulmans. Les portes, a vantaux “massifs, les volets somt munis de fortes ferrures, souvent leurs panneaux sont ajourés en maniére de persiennes 4 lames mobiles. Les montants, les cadres, les, linteaux, les pieds-droits sont en bois de teck plus ou moins sculpté. La brique, le bois sont les matériaux les plus employés; pour la toiture a deux pentes, la tuile ou le chaume. Souvent le toit est aménagé en terrasse plate avec ou sans balustrade. .
Birwood a donné la description la plus claire de Paménagement intérieur : « Traversant le vestibule ouvert, gardé de chaque cété par une chambre ou un enfoncement ot se tiennent les serviteurs, vous entrez tout de suite dans une sorte d’antichambre, ot un bijoutier est toujours a son travail, faisant ou réparant les bijoux de Ja famille. A travers les fenétres, de l’autre cote de la cour, on voit le cuisinier brahmane, au milieu de la vaisselle en argent, préparant le repas de midi. Sur la véranda opposée, par ot vous passez ensuite, quelques jeunes filles s’occupent, sous la surveillance d’une femme plus Azée, A broder des robes de satin et de soie. A l’extrémité s’ouvre une porte, et votre héte vous recoit cordialement dans son petit salon privé. » Tel est Vintérieur de la maison d'un riche Hindou 4 Bombay comme dans toutes les villes de l’Inde.
Les maisons indiennes, dans leur style primitif, ne comportaient guére plus d'un étage. Carrées, mas-
sives, avec peu de jours sur le dehors, elles donnent Vimpression d’un peuple qui aime a cacher sa vie. Partout ou ils passérent, les Musulmans ne firent qu’exagérer ces tendances.
Ces caractéres de solidité ne manquent pas dans les palais, dont les vastes enceintes, terrassées souvent, sont autant celles d’une forteresse que d’une habitation ordinaire. Dans le Radjpoutana existent encore de magnifiques palais, comme celui de Man Mandit a Gwalior, qui étale, sur cent métres de long, sa facade haute de trente métres, avec sa porte monumentale flanquée de tours rondes surmontées par d’élégants kiosques dans la tradition djaina. Construit a la fin du xv® siécle, il est aujourd’hui presque en ruines et perd chaque jour quelque partie de son brillant revétement polychrome fait en plaques de faience émaillée. Malgré ce délabrement, « on ne peut s’empécher, en le visitant, d’éprouver un sentiment d’admiration analogue 4 celui qu’éprouva l’empereur Baber lorsqu’il y pénétra en 15271 ».
A lintérieur, le corps du palais est composé de chambres assez petites, formant deux groupes autour de deux cours centrales et ot l’on accéde par une galerie 4 portiques dont la décoration est élégante et sobre. Une pareille disposition architecturale s’observe a Futtehpore. « Le seul palais du Radjpoutana qu’on puisse comparer a celui de Gwalior, dit G. Le Bon, est celui d’Oudeypour. Plus moderne et ayant subi un peu les influences musulmanes, il lui est évidemment