‹ L'art indienChapitre 42 sur 160 · L. Rousselet, oc. cit., p · texte numérisé non relu

L. Rousselet, oc. cit., p

que les soldats du marquis de Bussy enlevérent l’année 1750, en une seule nuit, aux Mahrattes. La, comme en bien d’autres points de l’Inde, une méme enceinte fortifiée enserre temples, habitations et ouvrages de défense. Cette enceinte n’est point 4 angles rentrants, elle ne comporte ni tours ni bastions. Quadrangulaire ou en carré barlong, faite de pierres, grés ou basalte soigneusement appareillés, sans joints cimentés, la plupart du temps, elle ne posséde que peu de portes. A Ginjee, des douves profondes, a fond de cuve, pleines d’eau, complétaient la défense. Cette citadelle, dont j’ai visité les ruines en 1881, comprenait dans un méme systéme de fortifications trois collines, semblant composées par de massifs blocs de grés, moraines d’un glacier qui les a semés sur tout son parcours. Ces trois collines sont le Radja-Ghiri, le Krichna-Ghiri et le Chandrayan-Durgan. La premiére dresse 4 200 métres son sommet abrupt, ou s’aventurent seuls aujourd’hui les Iroulas,-chasseurs d’abeilles. Enclose par trois lignes de fortifications, elle n’était accessible que par un pont de bois jeté au-dessus du précipice. La plupart des ouvrages sont dravidiens, d’énormes corniches, de larges plafonds monolithes sont jetés sur des pieds-droits de pareille force, de telle sorte que magasins, chambres et passages semblent autant d’énormes dolmens ?.

1. Cf. Robert Sewel, Archeological Survey of Southern India, vol. 1, p. 207, et Rapport de M. Foord dans Madras Journal, XVI, 348, etc.

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