A. Gayet, Art persan, 2, A. Gayet, l’Art arabe
L’art musulman semble défier dans l’Inde tout essai de groupement schématique par la diversité extraordinaire de ses productions. Toutes les dynasties régnantes ont encouragé et développé des styles spéciaux. « La forte personnalité qui se trouve toujours a lorigine de ces familles royales se refléte sur les monuments?, » Pendant le court espace de cing cents ans — court en proportion des autres périodes artistiques de l’Inde, et pendant lequel dura leur domination du x1° au xvu° siécle, — les conquérants musulmans ont couvert ce pays de monuments, mosquées, tombeaux, palais, forteresses, dont la plupart sont de véritables merveilles. Les plus anciens ne sont pas nécessairement les plus parfaits, les plus modernes le sont encore moins, surtout ceux ow se refléte trop visiblement l’influence occidentale.
On acherché 4a grouper, sous la formule générale de style pathan, les monuments musulmans antérieurs a la conquéte mogole, comme ceux du vieux Delhi et ceux de Gaur. « La rude maison de Ghor (x1m° siécle) se contente d’abord d’emprunter aux djainas leurs cours de colonnes, de les fermer par un mur orienté vers la Mecque, et de dresser en facade un écran d’arches hautes et fiéres, mais sculptées et ciselées par le ciseau hindou ’. » Les arcs pointus ou en tréfles, chers aux Arabes, les démes bulbeux des Persans, s’allient aux légers piliers des Hindous. Quand les matériaux ne sont pas travaillés pour le monument lui-méme, ils sont empruntés aux temples djainas. La mosquée
1. Sylvain Lévi, loc. cit., Inde, p. 708, col. 2. 2. Id., ibid. .
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du Kutab,dont les ruines se voient encore dans le vieux Delhi, ot le minaret (Kutab Minar) dresse a 80 métres de hauteur ses étages cannelés en hauteur et diminuant graduellement de largeur de la base au sommet cylindrique, est un des plus remarquables