Sylvain Lévi, Joc. cit., p. 708, col
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méme style, et sans l’addition des arcades, des minarets et des inscriptions arabes, les monuments d’Ahmedabad pourraient étre considérés comme purement hindous’. » Dans les temples djainas les conquérants musulmans enlevérent des niches toutes les images des Djains, des Tirthamkaras ou autres figures, et pour atténuer les tristes effets produits par ces vides, ils couvrirent toute la surface de la niche de fines ciselures indiquant des ornements géométriques.
Dans le nord de Inde, comme 4 Lahore, prédominent les influences persanes. A Bijapour, ce sont les traditions occidentales, romaines et byzantines qui cherchent a4 étouffer l’art natif, car la haine fanatique des Adil-Shahis poursuit tout ce qui tient a la religion. des vaincus, auxquels elle impose ses arcades 4 pointe et ses ddmes.
L’avénement des Mogols stmble le signal d’une renaissance de l’art. Un style nouveau apparait, que beaucoup ont appelé style mogol?, et qui se manifeste dans toutes ces belles constructions qui s’élevérent pendant les xvie et xvi® siécles, et dont certaines sont citées, avec un enthousiasme souvent excessif, parmi les merveilles du monde. C’est dans leurs tombeaux’ ou dans ceux de leurs favorites que les empereurs mogols ont déployé un faste qui fait comprendre la valeur de l’épithéte « oriental » ou « asiatique » prise comme essentiellement majorative. Suivant la belle expression de Sylvain Lévi: « leurs tombes, élevées de leur vivant et soignées avec amour, défendent
(Gi We;Bone locs Cttsops ON 7a by 2. Smith, The Moghul Architecture, Londres.
mieux encore leur souvenir de l’oubli que leurs restes de la profanation. » Les tombeaux d’ Akbar’, le Tadj d’Agra (fig. 24), ceux des rois de Golconde (fig. 26) et ceux plus modernes du Mysore (fig. 27) sont les exemples les plus connus de ces ensembles architectu-