FIG, 26. — TOMBE ROYALE DE GOLCONDE
raufx ot. le manque d’originalité se rachéte par le précieux de Pexécution, mais o& manque toujours le parti de grandeur et de majesté de la pagode dravidienne.
1. Sur le tombeau de cet empereur, & Secundra, Cf. : Elliot, Views in the East. — H.-H. Cole, Preservation, loc. cit. — Sur celui de Jehan Gir, id., ibid. (Shahdara, prés de Lahore). — Et sur les tombeaux musulmans de I’Inde, H.-H. Cole, Catalogue of Objects of Indian Art, Londres, 1874, p. 203, etc.
Le plan architectural de ces sépultures est assez uniforme: « Dans des jardins fermés par de hauts murs crénelés s’éléve en général un édifice carré ou octogonal couronné d’un déme; a quatre des angles, des édicules couronnés également de démes; les autres cétés servent aux entrées, Toute la construction repose sur une haute terrasse carrée d’ou rayonnent quatre larges allées, avec des canaux pavés de marbre et ornés de fontaines ; les espaces angulaires sont plantés de cyprés et d’autres essences toujours vertes d’un dessin original’. » Le marbre est ciselé, fouillé, repercé comme une guipure calcaire; les incrustations tracent d’élégants dessins en pierres de couleurs suivant les modes venues d’Italie au xvi° siécle. Ce sont d’ailleurs des Italiens ou des Francais. qui ont exécuté ces travaux; au T’adj d’Agra travailla, au xvi siécle, le Bordelais Augustin, appelé par Chah-Jahan « amateur passionné de marbres incrustés ». La bégom Mountaz-i-Mahal repose depuis deux cent cinquante ans dans cet écrin, « réve de marbre, dessiné par des titans et fini par des joailliers », qui l’enveloppe de sa froide, un peu miévre et trés officielle magnificence, tandis qu’a ses pieds roulent les flots du fleuve Djumna, dont les rives furent témoins de la gloire et de la ruine de tant d’empires*. Pour étre plus glorieuse, la tombe de Tippo-Saib n’attire point autant de visiteurs. Plus moderne, elle est aussi d’une exécution plus lourde (fig. 27). A partir du xvu® siécle, la décadence de lart mogol