BRAHMA ADORANT LE LINGAM
(Char de Sriringam.)
aberrant de ces statues religieuses en bois peint,
lion, sur un corps d@’homme, pour combattre le roi des démons Daityas « qui avait obtenu de Brahma le privilége d’étre invul-
nérable pour les dieux, les hommes et les animaux », pris isolé-
ment. Aussi pour vaincre Hiranya Ka¢gipou, Vichnou prend-il une forme ow les trois natures sont réunies.
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articles de pacotille religieuse, que Jl’on- fabrique couramment en Inde, notamment {a Pondichéry. Ce sont des objets de piété analogues a nos produits « genre Saint-Sulpice » et n’ayant guére plus de valeur artistique que les saints et les vierges remplissant les magasins de cette rue ou les Bouddhas en marbre ou en albatre que lon vend partout. dans le nord de P’Inde. Mais ils:sont trés intéressants, parce quwils représentent des formes traditionnelles soigneusement conservées. Tous ces petits dieux, ces bayadéres, ces Apsaras en bois sculpté, habillés d’une pate blanche formant comme un stuc, puis peints de couleurs €clatantes qu’avive encore See ek tee ee le meilleur des vernis, sor- Bois, sculpté (Musée Guimet). tent depuis des siécles des ateliers des mouchys du Coromandel, sans changer de forme non plus que de proportions. De méme que les sculpteurs sur bois de ces pays continuent 4 sculpter leurs figurines (fig. 35) en bois de fer ou de teck, sans jamais songer a améliorer leur primitif ‘canon.
Et pourtant, si ’entente du mouvement peut étre
une qualité chez un statuaire, ceux de l’Inde Yont possédée autant que quiconque. Si l’on considére le Civa Tandava en bronze du musée Guimet (fig. 47), dansant au milieu d’un cercle de flammes, on ne peut sempécher d’admirer la force et la justesse de ce mouvement. Emporté par le délire sacré, sans doute, comme aussi par la joie d’avoir terrassé le démon Tripurasura, qu'il foule aux pieds sans
mesure, le dieu s’enléve sur la jambe droite, en portant en’avant ses bras, dans une attitude naturelle. Les deux autres bras étendus balancent la masse rattachée au cercle de flammes autant par eux que par sa mitre et sa chevelure flottante. Dans les tresses de celle-ci se laisse voir un Naga, dans l’autre la déesse Ganga. Le front est couronné par un croissant: La main gauche, en arriére, tient le feu Agni, avec lequel il brila la cité aérienne ou régnait son ennemi; dans les autres sont un tambour, un serpent ou Naga, semblable a celui de
FIG. 4§.— FRAGMENT DE CHARg.
Bois sculpté (Musée Guimet).
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la chevelure, et dont le cou caractéristique, renflé en coiffe, est un des principaux éléments décoratifs de
lart indien,
Le Krichna-Govinda, du méme musée (fig. 49), est
Fic. 46. — VICHNOU ET GAROUDA,