ANCIENNES FABRIQUES DE HIZEN.ICE (BANKO) .KIOTO ET SATSOUMA
Plateau .boîtes à parfums . théière statuette .coupes . pitoug .
(Pièces delà collection de M. S.Bjiiô)
LA CÉRAMIQUE
toresque de l'élément coréen, peut paraître empreint d'un excès de rudesse '.
Chez les Coréens comme chez tous les peuples primitifs, le contraste des mœurs entre les différentes castes était peu marqué et un même art s'exerçait au profit de tous. En Chine, au contraire, les distances se manifestaient bien tranchées dans tous f les détails de la vie ; tandis que la poterie commune était en usage dans toutes les classes de la population, la porcelaine tenait un rang privilégié. La porcelaine était non seulement l'apanage exclusif de la haute société et de la cour, elle en était l'œuvre et l'image fidèle, reflétant d'une manière saisissante le caractère aristocratique de sa noble origine.
Transplantés au Japon et subissant, au milieu du grand travail de formation qui s'accomplissait dans ce pays , le contact d'élé-
CROQUIS PAR HOKKE1.
1. Longtemps nous nous étions demandé d'après quelles données Albert Jacquemart avait pu se trouver amené à attribuer une origine coréenne aux porcelaines dites à V écureuil lorsqu'en arrivant au Japon nous dûmes constater avee surprise que pareille opinion était accréditée chez nombre d'entre ceux-là mêmes que nous considérions comme les véritables auteurs de cette porcelaine. Quelque déroutante que pût paraître au premier abord une semblable découverte, il nous fut impossible de nous familiariser avec l'idée qu'un produit aussi délicat pût avoir été créé chez un peuple qui n'était jamais sorti des limbes d'une civilisation toute primitive. Aussi nous tarda-t-il de faire de cette question l'objet d'un examan approfondi et contradictoire; et nous devons dire que, d'un commun accord avec les personnages japonais les plus compétents, il fut établi que, seule, une tradition en quelque sorte légendaire, et ne reposant sur aucun fait de valeur, avait donné naissance à une opinion contraire à celle que nous avions dès l'abord professée.
Nous ajouterons que, désireux de pousser l'enquête jusqu'à ses dernières limites, nous la complétâmes en chargeant deux jeunes Japonais de partir pour la Corée afin de faire des investigations sur les lieux mêmes. Nul vestige de porcelaine ne fut découvert et l'on ne nous rapporta, comme résultat des recherches opérées, que des spécimens de poterie d'un caractère rudimentaire et absolument en rapport avec l'idée que tout esprit non prévenu doit se faire de ce pays.
ments essentiellement populaires , des produits aussi raffinés ne pouvaient conserver intacte la pureté de leur race. Il y eut comme un croisement dû à l'infusion d'un sang plébéien, mais plein d'une