‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 28 sur 159 · PERSONNAGE CHINOIS, PAR MASSAYOUKI · texte numérisé non relu

PERSONNAGE CHINOIS, PAR MASSAYOUKI

(Statuette en bois de la collection de M. L. Gonse.)

LA SCULPTURE

Parmi les bronzes japonais remarquables qui se trouvent à Paris et qui ont été fondus dans la seconde moitié du xviue siècle, il est impossible de ne pas citer le grand brûle-parfums représentant Djiou-Rôdjin monté sur sa biche, appartenant à M. le comte Nissim Camondo. Cette grande pièce, en bronze noir incrusté d'argent, a figuré à l'exposition rétrospective de la rue de Sèze dont elle occupait le centre, au-dessus du divan; elle est en bronze noir décoré d'incrustations d'argent ; elle mesure im,90 de hauteur et porte les armoiries des Tokougava.

Les grands ciseleurs-fondeurs de la fin du xvine siècle et des périodes Bounka et Bounseï pendant lesquelles le Japon atteint son maximum de production artistique sont beaucoup plus connus en Europe que leurs devanciers. Leur incomparable habileté technique leur a assuré dès le premier jour de l'ouverture de nos relations commerciales, après la révolution de 1868, une vogue amplement méritée.

Les Seïmin, les Tôoun, les Teijï'o, les Keïsaï, les Jiouguiokou, les Sômin, les Se'ifou, les Tokousaï, les Nakoshi, pour ne citer que les plus célèbres, apparaissaient sur le marché européen

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