ANCIENNE LANTERNE DE TEMPLE SHINTO
(D'après une gravure du h Nikkô Sanji ».)
voir le Sabre sacré. Une partie du temple cTOuji daterait, dit-on,
du ve siècle.
A vrai dire, les témoignages positifs ne commencent qu'au vif siècle. C'est à cette époque que l'on fait remonter la fondation de la miya shintoïste de Midéra1, et que sous l'impulsion de Shiotokou-Daïshi, le propagateur de la religion nouvelle , sont construits les premiers temples bouddhiques. On s'accorde à attribuer à celui-ci l'établissement des règles et des mesures qui depuis cette époque ont présidé à la construction de toutes les ter as.
La téra se compose ordinairement d'une grande enceinte occupée par des jardins et par de nombreuses constructions de nature très différente, disséminées selon les accidents du sol. La végétation vigoureuse qui les entoure et dont les Japonais respectent le libre essor empêche d'en embrasser l'ensemble et fait souvent du temple bouddhique aponaissur laterrasse un véritable dédale. Un temple, au Japon, est
d'un temple bouddhique.
(D'après Hokousuï.) avant tout un jardin, et le nom de « cité reli-
i. Le mot miya sert à dénommer les enceintes qui renferment les temples du culte shinto, tandis que le mot téra est appliqué au culte bouddhique. Les miyas sont caractérisées par des constructions d'un style simple, en bois naturel et non verni; les sanctuaires ne renferment qu'un miroir de bronze, image du Soleil; les idoles en sont proscrites ; les toits sont à pentes droites et en minces lamelles de sapin élégamment imbriquées. Le mot téra s'applique au contraire aux enceintes religieuses du bouddhisme; les temples des téras sont en bois peint, presque toujours sculpté et décoré avec une grande richesse; les toits, très saillants et concaves, couverts en tuiles, ont leurs pointes relevées suivant la mode chinoise. C'est la forme du toit qui distingue plus particulièrement la construction shintoïste de la construction bouddhique.
L'ARCHITECTURE
gieuse» lui conviendrait beaucoup mieux que celui de temple. Cette remarque est indispensable pour faire comprendre le caractère de.
COLONNES DU GRAND TEMPLE D ASSAKSA. (D'après le « Teïkin Oraï », de Hokousaï.)
l'architecture. La poésie du paysage, la grandeur des arbres, le pittoresque des rochers et des eaux jouent un rôle capital. C'est au milieu des accidents les plus variés et les mieux choisis de la nature