FER DE LANCE
(Travail du xvne siècle.
étaient protégés par des parties pleines, qui pouvaient être également damasquinées et ciselées, et par des parties de cotte de mailles. Le tout formait un ensemble souple et résistant, sur lequel les damas japonais avaient moins de prise que sur des cuirasses massives. La valeur d'une armure de combat résidait surtout dans
CASQUE, PAR YOSH1YÉ (il* SIÈCLE).
(Trésor Ja baple d'Idzoakoa-Shima.)
la qualité du fer, qui, aminci par le martelage, acquérait en même temps une dureté merveilleuse. Le jeu des lamelles, des lacis de la maille, des attaches de soie, des doublures d'étoffe, était combiné de façon à neutraliser, plus sûrement que n'auraient pu le faire nos plus fortes cuirasses, l'action redoutable des armes offensives. Le visage était garanti par un masque de fer sur lequel retombait la visière du casque.
Hidéyoshi, à la fin de sa vie, avait mis à la mode les armures
LES ARMURES
CASQUE A TÈTE DE LION (XVIIIe SIECLE?
(Collection de M. E.-L. Montefiore. )
commodes et légères inventées par Matsounaga Hissahidé. Ces armures en tôle laquée très mince furent, à partir de Yéyas, presque seules en usage.
Les armes de main étaient la lance , la pique , la hache , la flèche et le sabre, dont la trempe a été de tout temps d'une qualité sans égale.
De belles armures du xvir siècle appartiennent à notre musée d'artillerie et proviennent du Cabinet du roi. Le même établissement possède quelques sabres intéressants. Une collection très nombreuse de casques japonais se trouve en la possession de M. le comte de Monbel, ancien attaché à l'ambassade française de Yokohama. Celui-ci l'avait acquise en bloc d'un vieux résident européen.
Cette précieuse collection , formée avec méthode, à une époque où le Japon n'était pas encore ouvert aux étrangers, renferme de très belles pièces, notamment deux casques de Miotshin et une série de casques coréens, trophées de la grande
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