I. A m E D 'AMAKOUNI
(Trésor
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leur perfection ne fut jamais dépassée. Mounétshika, de Kioto, est le grand maître du xe. Au xie vivait Yoshiyé, de la même province, qui a fait aussi des armures d'une grande beauté. L'empereur Gotoba, à la fin du xne siècle, était si grand amateur de lames de sabre qu'il attacha à sa personne douze forgerons renommés, pour chacun des douze L mois de l'année. Leurs noms ont été conservés; ce sont : Norimouné, Sadatsougou, Noboufoussa, Kouniyasou, Tsounétsougou , Kounitomo, Mounéyoshi, Tsougouiyé, Soukémouné , Youkikouni , Soukénari et Soukénobou.
Au xme siècle nous relevons les noms de Yoshimitsou, dont nous avons reproduit un casque dans le paragraphe précédent, Kouniyouki et surtout Kounitoshi, dont une des plus précieuses lames du temple d'Idzoukou- Shima porte la signature; pendant le cours du xive siècle, ceux de Masamouné, artiste célèbre entre tous; Kaniouji, Okanémitsou; au xve et au xvie siècle, ceux de Kanésada, de Kanésané, de FoujivaraOu- (coii. MonteRore.) jifoussa, trois maîtres très renommés, et enfin d'Oumétada Miojiu, que le Shiogoun Ashikaga Yoshiharou appelait en i5q6 à Kioto pour l'attacher à sa personne.
A partir du xvf siècle, la ville d'Ossafouné, de la province de Bizen, devient le centre le plus important de la fabrication des lames; Haroumitsou, Soukésada, Kiyomidzou et d'autres également appréciés y ont exercé leurs talents.
LAME DE SANÉMORI